Evangile
de l'apôtre saint Jean
18, 38-40; 19, 1
Pilate sortit de nouveau pour aller
vers les Juifs, et il leur dit :
« Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation.
Mais c'est la coutume chez vous que
je relâche quelqu'un pour la Pâque :
voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »
Mais ils se mirent à crier :
« Pas lui ! Barabbas ! » (Ce Barabbas était un
bandit.)
Alors Pilate ordonna d'emmener
Jésus
pour le flageller.
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"Pour la troisième
fois, Pilate dit aux grands prêtres et aux anciens
:
quel mal a-t-Il donc fait ?
Je n'ai rien trouvé en Lui qui méritât
la mort.
Donc,
après l'avoir fait châtier, je le relâcherai"
(Lc 23, 22).
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"Alors Pilate prit Jésus et Le fit flageller"
(Jn 19, 1).
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S'entendre déclarer
innocent
et être livré au corps de garde par ce même
juge pour être flagellé,
selon son bon plaisir,
quelle ne doit pas être la révolte intérieure
de l'être ainsi bafoué !
En plus,
les mains qui le saisissent sont des mains de brutes,
car "les mains" d'un procurateur romain,
ce sont ses légionnaires,
engagés, soldats de métier,
tous gens sans pitié, coeurs secs et bras de fer,
petites vaches imbibées de tant de polices à
travers les siècles.
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Jésus leur est livré
sans réserve, par la justice,
qui comme toujours garde les mains propres,
et fait exécuter par d'autres ses forfaits.
La flagellation était
un des plus horribles supplices,
et pour Jésus,
le saint suaire révèle toute la brutalité
et la cruauté de la scène.
Jésus a vraiment connu,
vécu la dérision si fréquente de la justice
humaine,
son hypocrisie et le désarroi du condamné,
devant le piège de cette parodie.