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En préparant cette
rencontre,
j’ai trouvé dans ma boite aux lettres une page de
publicité ½ format ,
avec ce titre, au recto.
« C’est génial d’être célibataire
»
et
au verso un programme en trois points
›
Le bonheur célibataire : c’est élargir sa
vie !
› Le bonheur célibataire : c’est
un programme permanent !
› Le bonheur célibataire : c’est
profiter de sa liberté !
Je me suis demandé si le concepteur de ce texte était
Chrétien,
car il faut être gonflé et plein d’espérance
dans la vie pour avoir une telle ambition.
Alors,
je vous propose de relever le défi et réfléchir
ensemble sur ces trois points,
à la fois sur un plan humain et sous le regard du Christ
:
Peut-on
être heureux et Célibataire ?
¤ Comment
élargir ma vie et agrandir l’espace de ma tente :
en un mot : VIVRE !
¤ Quel programme ? Quel plan de vie ?
Sur quels critères et sous quels axes engager mes forces
vives ?
¤ Comment vivre ma liberté et en profiter pleinement,
dans la vérité ?
Une
certitude : Dieu m'aime dans ma réalité, aujourd'hui
1 - DIEU M’AIME
2 - LA VIE AU QUOTIDIEN
3 -LE DON
1
- DIEU M’AIME
1a -
La réalité, c’est notre soif de bonheur
Nous tous
qui sommes venus pour cette rencontre,
nous avons un point commun,
c’est notre désir d’être heureux, notre
soif de bonheur.
La plupart d’entre nous,
envie tel ami qui s’est marié et qui est heureux
avec sa femme et ses enfants
ou telle autre amie rentrée au Carmel.
Certes,
c’est dur la vie monastique, mais elle a trouvé sa
vocation, elle est heureuse.
Tout notre cœur
et quelque fois notre corps aspire à vivre à DEUX.
Et c’est normal,
car il n’est pas bon que l’homme soit seul.
Quelques uns
ou unes vivent cet état de célibat dans une certaine
quiétude et un équilibre naturel.
Tant mieux !
Par contre,
beaucoup d’entre nous « ont le cœur en écharpe
»
et vivent une solitude et une souffrance profonde.
Elle peut prendre des formes très diverses :
› J'ai 39 ans; bientôt la quarantaine
et l'âge limite pour avoir des enfants approche;
je n'en peux plus d'être seule et sans enfant;
›
J'ai 40 ans, j'ai peur de choisir et de m'engager avec une femme;
comment faire ce choix et ce saut dans l' inconnu ?
› J'ai 58 ans, les années passent,
dans quelque temps, je serai à la retraite;
seul(e) et toujours seul(e); inutile apparemment;
la vieillesse qui approche me fait un peu peur;
1b
- La culpabilité
Vous avez sans
doute remarqué au travers de l'actualité,
dans les situations difficiles comme dans un événement
grave,
notre tendance à tous est de rechercher le coupable, il
faut un coupable !
›
Pour le célibat, c'est pareil;
Là, le coupable, tout désigné, c’est
le célibataire lui-même,
et il se dit :
-
C’est de ma faute ;
- J’ai loupé l’occasion de
ma vie;
- J’aurai du poursuivre avec un tel, je n'en serai pas là
maintenant;
- Je ne suis pas assez bien physiquement ;
- Je suis trop timide;
et
la preuve de tout cela, c'est que je n’ai jamais été
choisie
›
à ce regard posé sur nous , s’ajoute le regard
des autres :
- il a 40 ans, il n’est pas marié,
il n’a pas réglé son problème avec
sa mère !
- il est au chômage depuis 1 an, il a un
problème...
›
ces regards peuvent prendre des allures de conseils :
-
comment veux tu qu’un garçon ( ou une fille ) s’intéresse
à toi
- tu travailles trop,
- tant que tu ne t'investis pas plus ...... comment
veux tu qu'une fille .....….
- tu es trop engagé(e), tu pries trop;
tu t'habilles trop mal ou trop ringard !
› on peut aussi en vouloir
- à dieu : Dieu m'a oublié;
Qu'est ce qu'il fait ? qu'est ce qu'il veut ?
ou bien à
cette société qui fabrique des célibataires
-
ou à la famille : le poids du passé peur-être
très lourd;
il semble qu'après ce qu'on a vécu dans les familles,
on n'arrivera jamais à se marier.
› on peut rester meurtri par une rupture.
Quel qu'en soient les raisons
› Toutes ces souffrances sont réelles
et crucifiantes.
Ne nous voilons pas la face, ne menons pas la politique de l'autruche
:
avec lucidité
sans nier, ni vouloir ignorer ou enfouir la souffrance,
regardons notre vie, notre réalité, notre quotidien
parfois insupportable;
Dans ces croix,
il y a une part de mystère.
Comme pour le Christ en Croix, c’est l’échec
apparent.
Mais vous, les
célibataires,
vous êtes appelés à la radicalité de
l’Espérance dans Jésus qui vous aime,
car votre vie est riche de sens.
1c
- Dieu aime chacun d’entre nous,personnellement,
d’un amour unique, aujourd’hui
Parcourons ensemble l’Ancien et le Nouveau Testament
. Comme une
mère caresse son enfant, moi aussi je vous consolerai
. j’ai gravé ton nom sur les paumes de ma main
. je t’ai connu dans le sein de ta mère
. tu as du prix à mes yeux
. je te rends grâce pour tant de prodige que je suis
. tous vos cheveux sont comptés
. Pas un cheveu de votre tête ne tombera
Ces phrases sont
très fortes et riches de l'Amour de Dieu pour chacun d'entre
nous;
Avant nous,
Thérèse de Lisieux a fait cette démarche
de chercher dans les écritures l’Amour
de Dieu pour elle.
(le terme "chercher "revient 144 fois dans les écrits
de Thérèse)
Puis, sûre
de cet amour,
elle a vécu et enraciné toute sa vie et celle de
ses novices dans la voie de l’enfance spirituelle.
Et cette voie thérésienne est proposée comme
modèle à tout chrétien .
A sa suite,
elle nous invite à nous appuyer sur cet Amour à
ouvrir notre cœur.
1d - Ouvrir notre cœur et crier vers le Seigneur
Je vais vous raconter une histoire.
Il y a environ 20 ans, j’étais toujours célibataire
d’un certain âge, et j’étais aidé
par un ami, marié.
.
Pendant une retraite,
lors d’une conversation, il me demande à brûle
pourpoint :
"Alors, quand te maries-tu ? "
Je le regarde, surpris et incrédule.
Il me répète :
"oui, alors, quelle est la date de ton mariage ? "
Je lui
réponds d’un ton sec, car j’étais vexé
et meurtri d’une telle question,
que " je n’y pensais plus "
que "c’était fichu "
que " j’étais trop vieux et que j’avais
tourné la page"
Il me reprend
et me dit :
"ce
n’est pas le bon chemin.
Tu vas aller te mettre devant le Bon Dieu qui est exposé
dans la chapelle,
tu vas lui ouvrir ton cœur et tout lui raconter ; »
Je suis
resté sans voix dans un premier temps
et ensuite,
nous avons eu un échange viril et musclé car je
ne partageais pas du tout son point de vue.
Puis,
je suis allé m’asseoir devant le Seigneur et j’ai
ouvert mon cœur
et j’ai déversé dans le cœur de Jésus
toutes mes souffrances accumulées depuis des mois et des
années,
mes rancoeurs, mon mal, mes difficultés,
mes péchés, mes désirs, mes larmes.
Et j’ai
crié au secours.
Alors,
dans ce cœur à vif, Dieu m’a donné la
paix, comme une bise légère qui rafraîchit.
A plusieurs reprises,
plus tard, dans des moments de prière,
quand cela faisait trop mal,
je prenais mon cœur et le mettais dans le cœur de Jésus.
Puis, je le reprenais à la fin de l’oraison.
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›Je
voudrais vous dire à quel point on peut crier vers
Dieu :
Vous irez regarder comment les hommes et les femmes prient
dans l'ancien testament ;
-
la prière de Tobie le Père,
quand il devient aveugle et celle de Sarah(livre de Tobie-chapitre
3)
- la prière d'Esther (livre d'Esther-chapitre
4)
- la prière d'Anne( 1 livre de Samuel chapitre
1)
On ne sait pas beaucoup de choses de la prière d'Anne,
mais on sait :
. qu'elle prie le Seigneur et qu'elle pleure beaucoup.
. que sa prière se prolongeait, qu'elle parlait tout
bas ses lèvres remuaient,
mais on entendait pas sa voix, si bien que le prophète
Elie la croit ivre...
› Comment ces hommes et ces femmes
crient-ils au secours ?
- ils commencent par reconnaître ce que Dieu a fait
pour eux et pour son peuple;
on a vu tout à l'heure que c'est dur de ne pas avoir
été choisi(e) ;
aussi,
nous vous proposons :
¤ de remercier Dieu pour chaque fois que vous avez
été choisi(e) :
. par vos amis
. pour tel poste dans votre travail
. pour tel service
. pour être parrain ou marraine
¤ de remercier Dieu aussi pour toutes vos qualités
en les nommant objectivement
- Ensuite, ces Hommes et ces femmes reconnaissent leur péché
et les péchés du peuple d'Israël et puis
ils supplient.
Nous aussi, nous pouvons donner à Dieu notre péché,
toutes nos misères
et crier vers lui.
lui dire et lui redire ce qui nous fait mal, tous nos désirs;
Lisez les poèmes de Marie Noëlle;
Il n'y a pas à faire de belles phrases;
et c'est là que nous pouvons remettre à Dieu
tout ce qui relève de la culpabilité,
de l'accusation et des rancunes;
Dieu ne nous accuse pas;
celui qui nous accuse : l'accusateur de nos fautes, c'est
Satan;
Dieu ne nous accuse jamais;
ne nous accusons pas et n'accusons pas les autres;
ce qui n'empêche nullement:
.de chercher à comprendre pourquoi il y a tant de
célibataires en Occident
. de chercher quelle peut être ma part active pour
avancer
.
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Certains jours
où la solitude pèse trop lourd,
ce cri lancé vers Dieu peut être fait avec des amis
sûrs ;
et, ensemble,
nous allons, en toute simplicité et délicatesse,
prier les uns pour les autres.
Et je vous promets que Dieu répond.
Il ne vous a pas oublié, et il ne vous oublie pas.
Il attend que nous lâchions les commandes de notre vie
et que nous soyons devant lui comme des petits enfants certains
de l’Amour de leur père et de leur mère,
pour pouvoir déverser en nous sa tendresse
et nous guérir.
1e
- Dieu veut guérir notre cœur
Je vais vous raconter cette guérison du
Seigneur en moi, au cours d'un week-end :
Juste avant
le début de l’enseignement,
Daniel Ange nous a dit :
"j’ai téléphoné à une amie
que prie pour vous.
Dans sons cœur, Dieu lui a donné une parole de consolation
pour vous
et c’est la phrase suivante :
«
Le Seigneur à genoux devant toi te demande pardon de te
faire tant souffrir »
mais elle m’a transpercé le cœur.
Je me suis mis à pleurer.
J’ai pleuré toute la journée, des larmes de
guérison.
Le soir, j’étais complètement vidé
et dans une grande paix.
Dans les semaines qui ont suivi, j’ai pris conscience que
le Seigneur m’avait guéri.
Avant,
je traînais cette souffrance comme un boulet à la
jambe,
et chaque jour, une bonne partie de mes forces et de mon énergie
servait à porter le boulet.
A partir
de ce moment-là,
mon célibat a été dur, mais une force nouvelle
était en moi - celle de Dieu.
(je sais que cette phrase
est fausse théologiquement,
car Dieu n'a pas à nous demander pardon, il est innocent
du mal et de la souffrance;
Dieu ne vient pas expliquer la souffrance, il vient la partager.
Vous voyez, Dieu
est à notre côté
et Dieu m’aime tel que je suis, comme son enfant
il veut guérir en chacun d’entre vous ce qui est
blessé,
dans son cœur,
dans son psychisme,
dans son affectivité,
comme il l’a fait pour moi.
Dieu ne vous demande pas de faire et d’être des gens
biens ;
surtout ne rien faire par volonté et à la force
du poignet, ça ne tient pas.
Dieu nous appelle
à nous laisser faire et nous laisser aimer et guérir
par lui.
Nous pouvons
aussi être appelé à faire un cheminement de
pacification intérieure
qui va nous permettre de mieux nous connaître, en vérité,
et
de prendre conscience des blessures de notre enfance ou de notre
adolescence
pour les présenter à la miséricorde de Dieu
;
Si vous le souhaitez,
vous pourrez rencontrer une personne du service Accueil-écoute,
pendant un moment,
et lui confier vos difficultés profondes
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