Nous allons nous
mettre à son école, comme ses novices au Carmel
de Lisieux
1° Pour découvrir
Thérèse,
sa personnalité, son environnement spirituel et son expérience
de l’amour de Jésus
Cette partie n'est pas reprise ici; vous la trouverez dans
7 jours avec un saint : Thérèse
Nous
traitons ce deuxième point
2° Pour entrer dans la voie d’enfance et de confiance
afin de vivre la miséricorde de Jésus
au quotidien
2 AVEC
THERESE ENTRER DANS L’AMOUR MISERICORDIEUX COMME UN ENFANT
ET LE VIVRE AU QUOTIDIEN
2A
L' ENFANCE SPIRITUELLE
Thérèse a toujours désiré faire plaisir
à Dieu et devenir une sainte;
mais, elle a pris conscience
que les grands saints ressemblaient à de hautes montagnes
ou à des géants,
alors qu'elle n'était qu'un grain de sable.
Au lieu de se
décourager, elle se dit que le bon Dieu ne pouvait mettre
dans le coeur des désirs irréalisables;
Alors,
se grandir, c'est impossible se dit Thérèse;
en effet, pendant 10 ans, elle a expérimenté son
impuissance :
rappelez-vous : à 13 ans c'était une gamine, sensible
à l'excès qui pleurait constamment,
et Jésus l'a guérie la nuit de Noël 1886.
Alors, Thérèse a cherché et nous fait part
de ses réflexions :
"Je veux chercher
le moyen d'aller au Ciel par une voie
bien droite, bien courte, une voie nouvelle.
Nous sommes dans
un siècle d'inventions,
maintenant, ce n'est plus la peine de gravir les marches d'un
escalier,
chez les riches un ascenseur le remplace.
Moi, je voudrais
trouver un ascenseur pour m'élever jusqu'à Jésus,
car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection.
Alors, j'ai cherché dans les livres saints et j'ai lu ces
mots :
Si quelqu'un est tout petit, qu'il vienne à moi ......
Comme une mère
caresse son enfant, ainsi, je vous consolerai,
je vous porterai sur mon sein et
je vous balancerai sur mes genoux !
Ah, jamais paroles
plus tendres, plus mélodieuses ne sont venues réjouir
mon âme;
l'ascenseur qui doit m'élever jusqu'au ciel, ceux sont
vos bras, Jésus !
Pour cela je n'ai
pas besoin de grandir, au contraire, il faut que je reste petite,
que je le devienne de plus en plus."
Thérèse a découvert la voie d'enfance fin
1894; elle a 21 ans.
Pie XII, avant d'être
Pape disait :
"Thérèse a une mission et une doctrine :
Comme toute sa personne, elle est humble et simple;
elle tient en deux mots :
Petite voie ou Enfance
spirituelle, ou voie d'enfance.
Alors qu'est - ce que c'est ?
>>> C'est l'esprit de l'Evangile
. Laisser venir
à moi les petits enfants
. Quiconque se fera comme un petit enfant sera le plus grand.
. Soyez comme des petits enfants
>>>
C'est l'attitude des petits enfants
. ils se savent
radicalement dépendants de leurs parents et ils trouvent
cela normal
. Quand un enfant a des difficultés, il appelle
. il ne s'étonne pas de tomber et se relève aussitôt.
Thérèse
avoue ses limites :
« Il m’arrive
bien aussi des faiblesses, mais je m’en réjouis ;
quand je suis taquinée par une sottise que j’ai dite
ou faite,
je rentre en moi-même et je me dis avec une grande douceur
et sans tristesse :
J’en suis donc au même point comme autrefois.
C’est si doux de se sentir faible et petit »
Au Père Roulland, avec qui elle correspond, elle explique
:
« Ma voie
est toute de confiance et d’amour….,
la perfection me semble facile,
je vois qu’il suffit de reconnaître son néant
et de s’abandonner dans les bras du Bon Dieu »
>>> Comment vivre cette enfance spirituelle ?
. Mère
Agnès, sa sœur de sang et la prieure a demandé
à Thérèse
ce qu’elle entendait par cette formule si fréquente
:
« rester petite enfant
devant le Bon Dieu ? »
Elle répondit
: Rester petite,
" C'est reconnaître
son néant, C'est tout attendre du Bon Dieu.
C’est ne pas s’affliger de ses fautes.
Enfin, ce n’est point gagner de fortune, ne s'inquiéter
de rien;
Même chez les pauvres, tant que l’enfant est tout
petit, on lui donne ce qui lui est nécessaire ;
mais quand il a grandi, son père ne veut plus le nourrir
et lui dit :
Travaille maintenant ! tu peux te suffire à toi même
;
eh bien, c’est pour ne pas entendre cela que je n’ai
pas voulu grandir,
me sentant incapable de gagner ma vie, la vie éternelle
"
Nous voulons être des gens biens devant Jésus,
avec un bon CV et de bons résultats;
être présentables !!!!
Alors que Dieu
nous attend tel que nous sommes, pauvre et vrai devant Lui, vide
de nous mêmes,
pour nous remplir de son amour;
C'est cela la
nouveauté de l'enfance spirituelle :
Etre en vérité, totalement et faire confiance.
Le fond de son
enseignement, disait une novice,
était de nous apprendre à ne pas nous affliger en
nous voyant la faiblesse même,
mais à nous en glorifier.
Thérèse
a attaché une telle importance à sa petite voie
qu'en 1910, elle est apparue
à la Mère Prieure du Carmel de Gallipoli en Italie
et lui a dit :
"Ma petite
voie est sûre et
je ne me suis pas trompée en la suivant"
Pour terminer
la petite voie, voici une histoire vraie que Thérèse
aurai beaucoup aimée :
C’est une grand mère ,
assise à côté de son petit garçon,
atteint d’une rage de dent
qui le faisait beaucoup souffrir ;
son visage était maculé de larmes et son
nez coulait beaucoup ;
n’en pouvant plus il lui tendit les bras, et sans
lui laisser le temps de l’essuyer,
il écrasa son visage contre le sien.
En un
éclair, la grand mère réalisa :
« Voilà qui je suis et ce que Dieu attend
de moi »
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2 B VIVRE LA MISERICORDE DE DIEU CHAQUE JOUR
Thérèse
s’appuyant sur sa faiblesse reconnue et acceptée
va déployer son abandon total à la miséricorde
de Dieu.
Je vais vous raconter l'histoire du petit lapin blanc, que Thérèse
aimait beaucoup :
« Un roi,
qui était parti à la chasse, poursuivait un lapin
blanc,
que ses chiens allaient bientôt attraper;
Soudain, le petit
lapin se sentant perdu,
rebroussa chemin rapidement,
et sauta dans les bras du chasseur;
Celui-ci touché
par tant de confiance,
ne voulut plus se séparer du lapin, se réservant
le soin de le nourrir. »
Et, Thérèse
ajoute :
"Ainsi, le
Bon Dieu fera-t-il avec nous,
si poursuivis par la Justice,figurée par les chiens,
nous cherchons refuge dans les bras de notre Juge"
Elle est toute simple cette histoire !
c'est une vraie
parabole; Thérèse aimait beaucoup les comparaisons
pour former les novices;
Alors,
la Miséricorde de Dieu, qu'est-ce que c'est ?
C'est l'amour
du coeur de Dieu, sans limite et sans fin qui accueille l'homme,
chacun et chacune d'entre nous,
pour lui donner son pardon,
une fois, 10 fois, 100 fois, 1000 fois.
La réponse
que propose Thérèse, c'est l'attitude de l'homme
- qui se sait faible et impuissant ,
- qui reconnaît qu'il est un pauvre type et un pécheur,
-et qui court se jeter dans les bras de Dieu, comme le fils prodigue..
Comment voulez
vous que Dieu résiste à ce geste de l'homme
qui se réfugie dans les bras de Jésus crucifié,
qui est mort sur la croix pour chacun d'entre nous ?
Réfléchissons
bien :
Quand un de nos
enfants a fait une énorme bêtise et
qu'il vient tout repenti nous demander pardon,
que faisons-nous ?
Notre coeur de
père et de mère fond !
He bien, le coeur
de Dieu fond aussi, mais à la puissance n + 1.000.000.000
de fois,
CAR DIEU EST
MISERICORDE;
Et Thérèse
a cru à la miséricorde de Dieu : C'est son trésor:
Dans le récit
de sa vie, elle veut dire, redire et chanter la miséricorde
de Dieu.
Elle l'a expérimentée
tout au long de sa vie;
elle a entraîné ses novices à s'abandonner
à l'Amour de dieu.
Bien sur, Thérèse n'a jamais commis de péché
grave,
car dans sa vie de jeune fille d'abord, puis au carmel, elle a
été protégée.
"Je reconnais
que sans Jésus,
j'aurais pu tomber aussi bas que marie Madeleine" dit-elle.
Dieu a eu pour
elle une miséricorde de prévenance
qui lui a évité de grosses chutes, par avance,
en enlevant les pierres du chemin
qui auraient pu la faire trébucher "
Ces pensées
rejoignent le dialogue entre saint Augustin et saint Ambroise.
Ambroise qui était évêque avait mené
une vie de pureté
à la différence de saint Augustin
dans ses jeunes années.
Saint Augustin
disait à saint Ambroise, en lui montant le crucifix :
Ambroise , regarde bien Jésus sur la croix et
rappelle toi qu’il n’a pas moins souffert sur cette
croix pour te garder vierge
que pour me rendre à moi ma virginité ;
Alors Ambroise ne fais pas le malin
nous sommes tous les deux le fruit de la grâce de Jésus
cruccifié ;
C’est magnifique
;
je suis certain que Thérèse airait aimé ce
dialogue.
Thérèse garde le souci des pécheurs
et
prévoit l’objection que l’on fera après
sa mort en lisant sa vie :
« C’est parce qu’elle n’a pas péché
qu’elle a une confiance si grande dans le bon Dieu. »
Le 11 juillet 1897, 3 mois avant sa mort,
elle insiste auprès de Mère Agnès :
« On pourrait croire
que c'est parce que je n'ai jamais péché
que j'ai eu une si grande confiance dans le Bon Dieu;
Dites bien ma Mère :
Si j'avais commis
tous les crimes possibles,
je garderai toujours la même confiance,
Car je sais bien que cette multitude d'offenses
n'est qu'un goutte d'eau, dans un brasier ardent. »
Le 20 juillet, elle insiste encore , auprès de Mère
Agnès :
« Ne pas oublier de raconter l’histoire de la pécheresse
convertie qui est morte d’amour ;
car c’est un exemple si frappant de ce que je voulais dire…
et que je ne me trompe pas ».
je vais vous
raconter cette histoire :
Une pécheresse, nommée Paésie, désolait
la contrée par ses scandales.
Un Père
du désert alla la trouver et
comme il l'avait exhortée à la pénitence
de ses crimes, elle lui dit:
- Mon
Père, y a-t-il encore une pénitence pour
moi? -
- Oui, dit le Saint, je vous en assure.
- Menez-moi donc où vous trouverez bon pour cela,
lui dit-elle.
Aussitôt,
elle se leva et elle le suivit …
Comme
ils étaient entrés dans le désert
et que la nuit approchait,
Le Père fit un monceau de sable,
comme un oreiller, qu'il marqua du signe de la Croix
et dit à Paésie de s'y coucher.
Il se
mit ensuite plus loin pour dormir aussi, après
avoir prié.
Mais s'étant réveillé à minuit,
il vit un rayon de lumière qui descendait du Ciel
sur Paésie
et qui servait comme de chemin à plusieurs anges
qui portaient son âme au Ciel.
Dans la surprise où il fut de sa vision, il alla
vers Paésie qu'il poussa du pied pour voir
si elle était morte, et trouva qu'elle avait rendu
son âme à Dieu.
En même
temps,
il entendit une voix miraculeuse qui lui dit :
« Sa pénitence d'une heure a été
plus agréable à Dieu
que celle que d'autres font pendant longtemps
parce qu'ils ne la font pas avec autant de ferveur qu'elle.
»
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Plusieurs fois,
Thérèse avait fait remarquer à Mère
Agnès que la justice du bon Dieu se contentait de bien
peu de chose lorsque l'amour en était le motif ;
il tempérait la peine temporelle due au péché,
car il n'est que douceur.
EN CONCLUSION
Pendant cette
journée consacrée à la miséricorde
de Dieu et au pardon,
pendant le chapelet et l’adoration,
ouvrons notre cœur au Seigneur pour lui donner toutes nos
misères et nos pauvretés.
Pour vous aidez
à le faire, je vais vous lire un poème de l’écrivain
Marie Noëlle,
qui a vécu a Auxerre au 20° siècle, dans «
les Notes intimes »
C’est un dialogue entre Le Seigneur et Marie Noëlle
:
Marie-Noëlle
: Vous voilà, mon Dieu Vous me cherchiez ?
que me voulez Vous ?
Je n’ai rien à vous donner.
Depuis notre dernière rencontre, je n’ai rien mis
de côté pour Vous.
Rien…pas
une bonne action . j’étais trop lasse.
Rien…pas une bonne parole, j’étais trop triste.
Rien que le dégoût de vivre, l’ennui, la stérilité.
Le
Seigneur : DONNE !
Marie-Noëlle
: La hâte, chaque jour de voir la journée finie,
sans servir à rien ;
le désir du repos loin du devoir et des œuvres,
le détachement du bien à faire, le dégoût
de Vous, ô mon Dieu !
Le Seigneur : DONNE
!
Marie-Noëlle
: Le besoin d’être heureuse, la tendresse qui brise,
la douleur d’être moi sans secours….
Le Seigneur : DONNE
!
Marie-Noëlle
: des troubles, des épouvantes, des doutes…
Le Seigneur : DONNE
!
Marie-Noëlle
:
Seigneur !
voilà que comme un chiffonnier,
Vous allez ramassant des déchets, des immondices.
Qu’en voulez-vous faire, Seigneur ?
Le Seigneur : Le Royaume des Cieux
FIN
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