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Chatou,
Chatillon sur Seine
le 24 novembre 2005
et Montigny-leBretonneux le 6 novembre 2006
Thérèse
Martin
sa vie, sa mission, sa vocation, et son zèle apostolique
Ce soir, je suis très heureux d’être avec vous
,
car Thérèse est une amie depuis plus de trente ans
J’ai envie
de vous la faire connaître,
pour qu’elle devienne aussi votre amie
et qu’elle vous guide sur votre chemin de sainteté.
Nous ferons cette rencontre en trois
parties
1° Qui était Thérèse
2° Sa mission et sa vocation
3° Sa charité
et son zèle missionnaire
1°
PARTIE : Qui était Thérèse ?
Son enfance et son adolescence
Toute son enfance
et son adolescence ont été jalonnées
par des évènements importants qui ont petit à
petit éveillé,
puis fait éclore sa vocation.
>> Le jour
de sa première communion,
elle confie :
" Ah! , qu'il fut
doux le premier baiser de Jésus à mon âme.
"
>> La nuit
de Noël 1886, elle a treize ans,
au retour de la messe de minuit ,
Jésus la guérit de son hyper sensibilité
due à la mort prématurée de sa maman à
4 ans et demi
et au départ pour le Carmel
de ses deux grandes sœurs : Pauline et Marie
Voici, son témoignage
:
"
En cette nuit, Jésus me rendit forte et courageuse
...
En
un instant l'ouvrage que je n'avais pu faire en 10 ans,
Jésus le fit,
se contentant de ma bonne volonté ...
Il fit de moi
un pêcheur d'âmes
Je sentis un grand désir de travailler à la conversion
des pécheurs;
Je sentis en un mot la charité entrer dans mon cœur"
Une véritable
effusion de l’esprit
>> Puis,
quelques temps plus tard,
devant une photo de Jésus en croix,
elle brûle du désir de sauver les grands pécheurs
:
Elle commence par Pranzini, cet assassin condamné à
mort.
Thérèse a beaucoup prié pour lui ; juste
avant son exécution,
il embrasse son crucifix signe demandé par Thérèse
;
Pranzini sera son "
premier enfant "
>> Enfin,
lors d'un pèlerinage en Italie,
avec des prêtres, dont elle voit les défauts et les
limites
elle écrit :
"
J'ai compris ma vocation :
Sauver les âmes et surtout prier pour les prêtres"
Thérèse
: religieuse au carmel de Lisieux
Thérèse rentre au Carmel à 15 ans et y meurt
à 24 ans.
C'est une jeune fille simple et effacée,
mais avec du caractère.
Que fait-elle
au Carmel ?
Des travaux tout
simples : le ménage, la lessive,
Adjointe à l'infirmerie et à la porterie.
Elle écrit des poèmes et des pièces de théâtre
pour distraire la communauté ;
Elle raconte
l'histoire de sa vie dans les manuscrits autobiographiques ;
par obéissance à ses supérieures,
Elle occupe les
fonctions de maîtresse des novices •
Qui était-elle ?
|
elle
s'appelait Thérèse de l'enfant Jésus
et de la Sainte Face :
Thérèse
: comme Thérèse d'Avilla, sa sainte patronne
.de l'Enfant
Jésus : par amour de Jésus, se révélant
aux petits.
. de la
Sainte face : Par amour de Jésus crucifié
pour nous,
car vous savez sans doute que Thérèse a beaucoup
souffert dans sa vie |
 |
. Elle était
humble et forte, avec du caractère,
alors que le style imagé de ses écrits et ses portraits
romantiques
donnent une fausse impression doucereuse de sa personnalité
Il n'en est rien
: Thérèse était une battante
Thérèse après sa mort
Quand elle est
morte, le 30 septembre 1897,
il n'y avait que 30 personnes
à suivre son corbillard vers le cimetière de Lisieux
;
et une religieuse
du Carmel se demandait
ce qu'on pourrait bien raconter
sur cette jeune sœur gentille et effacée
Et pourtant,
28 ans après sa mort,
Elle a été béatifiée, en 1923
Elle a été canonisée en 1925
proclamée patronne des missions en 1927
Et docteur de l'Eglise en 1997
un ouragan de gloire !
Pie XI a dit d'elle :
C'est la plus
grande sainte des " temps modernes "
et elle est restée 9 ans
derrière les grilles du Carmel ! .
quel est le secret de Thérèse ?
L'environnement
spirituel de Thérèse
Pour bien comprendre
Thérèse, il est indispensable de se rappeler que
la spiritualité de cette époque
était fondée :
. sur la mortification, l'ascèse et la réparation
. marquée par le Jansénisme , cad la crainte de
Dieu, l'image d'un Dieu -Justice et la pratique des efforts
." Des âmes
victimes " s'offrent à la Justice pour apaiser la
colère de Dieu,
comme des paratonnerres reçoivent la foudre ;
Voici le chemin
de perfection proposé à cette époque.
Et puis,
arrive une jeune fille nommée Thérèse Martin
:
Qu'a-t-elle
fait ?
C'est très simple : Thérèse a fait une révolution
silencieuse et cachée.
Elle
a fait redécouvrir à ses contemporains et à
chacun d'entre nous,
l'amour
de Dieu.
Avant,
c'était la loi de la crainte ;
Par
Thérèse,
c'est la loi de l'Amour, vécue dans son cœur et dans
ses actes
En 1923, Le Père
Marie Eugène de l'Enfant Jésus, écrit :
La mission de
Thérèse est une effusion de l'Amour divin dans les
âmes.
La béatification
marque l'authenticité divine de cette mission
Nous voici maintenant officiellement encouragés à
marcher dans cette voie,
à croire nous aussi à l'amour divin "
Ces propos sont
de nouveau confirmés
par le doctorat de Thérèse en 1997
Sa doctrine d’Amour
est juste et imitable par tous .
Et
d’abord Thérèse la vécue personnellement
L'amour de Jésus pour Thérèse
Thérèse
sait qu'elle est aimée de Dieu, de Jésus.
Elle l'a expérimenté
et elle a reçu des grâces ;
Elle le dit elle-même
:
" En cette nuit
de Noël 1886, …je sentis la charité entrer dans
mon cœur "
Mais Thérèse
ne se contente pas de sentir, elle veut comprendre
de quel amour elle est aimée.
Alors elle cherche.
( le mot chercher revient 122 fois dans les écrits de Thérèse)
.Thérèse scrute l'évangile et certains passages
de l'ancien testament pour connaître le caractère
de Dieu.
. elle demande " des paroles " à Dieu :
" Jésus
m'instruit dans le secret ;
ce n'est pas par le moyen des livres,
car je ne comprends pas ce que je lis,
mais parfois une parole comme
celle que j'ai tirée à la fin de l'oraison vient
me consoler "
. Thérèse
cherche dans les écritures pour savoir
si ses intuitions et ses désirs
relèvent de la vérité.
Toutes ses trouvailles sont validées et fondées
sur la Parole de Dieu.
Thérèse
a lu dans les Proverbes :
" Si quelqu'un est
tout petit, qu'il vienne à moi. "
Et, elle a lu
dans Isaïe :
" Comme
une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai,
je vous porterai sur mon sein et je vous caresserai sur mes genoux
"
Thérèse comprend ce qu'est l'amour de Jésus
pour elle :
• C'est
un amour personnel, de personne à personne :
. C'est un Amour
Infini
Dieu, étant
infini, ne peut qu'aimer infiniment ;
Thérèse trouve cette comparaison :
" De même
que le soleil éclaire les cèdres et chaque fleur,
de même le Seigneur s'occupe de chaque âme,
particulièrement, comme si elle n'avait pas de semblable
".
• C'est un Amour absolument gratuit, qui donne la paix
" Depuis qu'il
m'a été donné de comprendre l'amour du cœur
de Jésus,
Il a chassé de mon cœur toute crainte "
Alors, Thérèse,
certaine de l’amour de Dieu pour elle,
va enraciner ses novices
dans l’amour de Jésus pour elles, dans un acte de
foi
Et c’est son message pour chacun de nous ce soir
Et Thérèse a aussi ancrée sa vie dans la
miséricorde de Dieu
Thérèse a certainement eu une vie protégée,
mais elle écrit :
"On pourrait croire que c'est parce que je n'ai jamais péché
que j'ai eu une si grande confiance dans le Bon Dieu ;
Et quelques temps
avant sa mort, elle ajoute
"Dites bien ma Mère :
Si j'avais commis tous les crimes possibles,
je garderai toujours la même confiance,
Car je sais bien que cette multitude d'offenses
n'est qu'une goutte d'eau, dans un brasier ardent »
2°PARTIE
: sa mission et sa vocation
Sa mission
: L’enfance spirituelle
Thérèse
a toujours désiré devenir une sainte;
mais, elle a pris conscience
que les grands saints ressemblaient à de hautes montagnes
ou à des géants,
alors qu'elle n'était qu'un grain de sable.
Au lieu de se
décourager, elle se dit que le bon Dieu ne pouvait mettre
dans le cœur des désirs irréalisables;
Alors, se grandir,
c'est impossible se dit Thérèse;
en effet, pendant
10 ans, elle a expérimenté son impuissance :
rappelez-vous : à 13 ans c'était une gamine, sensible
à l'excès qui pleurait constamment,
et Jésus l'a guérie la nuit de Noël 1886.
Alors, Thérèse
a cherché et nous fait part de ses réflexions
« Je veux chercher le moyen d'aller au Ciel par une voie
bien droite, bien courte, une voie nouvelle.
Nous sommes
dans un siècle d'inventions,
maintenant, ce n'est plus la peine de gravir les marches d'un
escalier,
chez les riches un ascenseur le remplace.
Moi, je voudrais
trouver un ascenseur pour m'élever jusqu'à Jésus,
car je suis trop petite pour monter l'escalier de la perfection.
Alors, j'ai cherché dans les livres saints et j'ai lu ces
mots :
Si quelqu'un est tout petit, qu'il vienne à moi ......
Comme une mère caresse son enfant,
Ah, jamais
paroles plus tendres ne sont venus réjouir mon âme;
l'ascenseur qui doit m'élever jusqu'au ciel, ce sont vos
bras, Jésus !
Pour cela
je n'ai pas besoin de grandir,
au contraire, il faut que je reste petite,
que le devienne de plus en plus.
Pie XII, avant d'être Pape disait :
"Thérèse a une mission et une doctrine :
Comme toute sa personne, elle est humble et simple;
elle tient en deux mots :
Petite voie ou
Enfance spirituelle, ou voie d'enfance.
Alors qu'est-ce que c'est ?
x C'est l'esprit
de l'Evangile
. Laisser venir
à moi les petits enfants
C'est l'attitude des petits enfants dépendants de ses parents
x Comment vivre cette enfance spirituelle ?
. Une sœur
demandait à Thérèse : Qu" entendez-vous
par rester petit ?
Elle répondait
:
. C'est reconnaître notre néant, notre pauvreté,
notre faiblesse, notre péché.
. C'est tout attendre du Bon Dieu comme un enfant attend tout
de son Père
. C'est ne s'inquiéter de rien;
mais s'abandonner dans la confiance à l'amour de Jésus.
Nous voulons
être des gens biens devant Jésus,
être présentables !!!!
Alors que Dieu
nous attend tel que nous sommes, pauvre et vrai devant Lui,
vide de nous-mêmes,
pour nous remplir de son amour.
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C'est
cela la nouveauté de l'enfance spirituelle :
Etre en vérité, totalement;
Le fond de son enseignement,
disait une novice,
était de nous apprendre à ne pas nous affliger
en nous voyant la faiblesse même,
mais à nous en glorifier. |
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Thérèse
et ses désirs : la recherche de sa vocation
. Thérèse
a beaucoup fonctionné au désir ; elle a eu
. des petits désirs, comme celui qu’il neige le jour
de ses vœux -et il a neigé !-
. et des grands désirs fous tellement fous « qu’ils
la faisait souffrir à l’oraison »
. Thérèse
explique :
Etre ton
épouse, Jésus, être carmélite, être
la mère des âmes, devrait me suffire !
il n’en
n’est pas ainsi : Je sens en moi d’autres vocations
:
guerrier, prêtre, apôtre, docteur, martyr, croisé,
zouave pontifical,…
« je voudrai être flagellée, crucifiée,
dépouillée, plongée dans l’huile bouillante
….
Je voudrais
parcourir la terre, prêcher ton nom,
annoncer l’Evangile dans les 5 parties du monde…»
Je voudrais être missionnaire ………
c’est fabuleux et un peu exalté !
Thérèse
atterrit et se dit :
Mais mon amour, ma vie …
" comment allier ces contrastes ?
comment réaliser les désirs de ma pauvre petite
âme ?
Thérèse reprend conscience encore une fois de sa
pauvreté !"
Et Thérèse
continue à chercher :
La Charité
me donna la clef de ma vocation.
"je
compris que si l'Église avait un corps, composé
de différents membres, …
je compris que l'Église avait un Cœur, et que ce Cœur
était brûlant d'Amour.
Je compris
que l'Amour seul faisait agir les membres de l'Église,
que si l'Amour venait à s'éteindre,
les Apôtres n'annonceraient plus l'Évangile,
les Martyrs refuseraient de verser leur sang...
Je compris
que l'Amour renfermait toutes les vocations, que l'Amour était
tout,
qu'il embrassait tous les temps et tous les lieux
Alors dans
l'excès de ma joie délirante je me suis écriée
:
ma vocation enfin je l'ai trouvée, ma vocation, c'est l'Amour
!...
Oui j'ai
trouvé ma place dans l'Église et cette place, ô
mon Dieu,
c'est vous qui me l'avez donnée... dans le Cœur de
l'Église, ma Mère,
je serai l'Amour...ainsi mon rêve sera réalisé
! ! ! "
Et Thérèse
a 23 ans ; dans un an elle va mourir
Et Thérèse
a de nouveau des hésitations et s’interroge :
Comment une âme aussi imparfaite que la mienne peut-elle
aspirer
à posséder la plénitude de l’amour
?
Comment faire pour te prouver mon amour ?
"Oui
mon Bien-Aimé,
voilà comment se consumera ma vie...
Je n'ai d'autre moyen de te prouver mon amour,
que de ne laisser échapper aucun petit sacrifice,
aucun regard, aucune parole,
de profiter de toutes les plus petites choses et de les faire
par amour"
C’est ce
que Thérèse a fait et à enseigner à
ces novices.
C’est
la charité et la vie missionnaire de Thérèse
pratiquée
dans la vie quotidienne
3°PARTIE
: charité et zèle missionnaire
Je reviens sur
la dernière phrase de Thérèse
car elle est fondatrice de toute sa vie apostolique
Comment une âme
aussi imparfaite que la mienne peut-elle aspirer
à posséder la plénitude de l’amour
?
Comment faire pour te prouver mon amour ?
Comment faire pour évangéliser le monde et vivre
ses désirs ?
Oui mon Bien-Aimé,
voilà comment se consumera ma vie...
Je n'ai d'autre moyen de te prouver mon amour,
que de ne laisser échapper aucun petit sacrifice,
aucun regard, aucune parole,
de profiter de toutes les plus petites choses et de les faire
par amour
Alors, en s’appuyant
sur la prière, Thérèse passe à l’action
et fait ce qu’elle a décidé
" Oui,
je le sens lorsque je suis charitable,
c'est Jésus seul qui agit en moi.
Plus je suis unie à Lui, plus j'aime mes sœurs "
et vous savez,
les sœurs de Thérèse n’étaient
pas plus aimables que certains de nos collègues de bureau
ou les membres de notre communauté !
Donc, Thérèse va vivre la charité au quotidien
et offrir tous ces actes minuscules et toutes ses souffrances
petites et grandes
pour les prêtres, pour les missionnaires et les pécheurs.
Elle va transformer
du « fini » en « infini », et devenir
ainsi patronne des missions
Et pour parler
de la charité,
le plus sur chemin est de laisser Thérèse ou ses
sœurs nous enseigner ;
elles sont intarissables sur ce thème
et nous donnent des témoignages très concrets !
Témoignage
d'une sœur :
" A la fin
de sa vie, alors que très malade,
elle écrivait son manuscrit dans le jardin,
je m'aperçus qu'elle était dérangée
à chaque instant par les sœurs,
et qu'au lieu de s'impatienter ou même de prier humblement
qu'on la laissât tranquille,
elle posait chaque fois sa plume et fermait son cahier avec un
doux sourire.
Je lui demandais
comment, dans ces conditions,
elle pouvait mettre deux idées de suite.
Elle me répondit :
" J'écris sur la charité fraternelle, c'est
tout sur la terre :
on aime le bon Dieu dans la mesure où on la pratique "
Récit
de Thérèse
" Il
se trouve dans la communauté une sœur qui a le talent
de me déplaire
en toutes choses :
ses manières, ses paroles, son caractère me semblent
très désagréables.
Aussi,
ne voulant pas céder à l'antipathie naturelle que
j'éprouvais,
je me dis que la Charité ne devait pas consister dans les
sentiments,
mais dans les œuvres ;
alors, je me suis appliquée à faire pour cette sœur
ce que j'aurais fait pour la personne que j'aime le plus…
Chaque fois
que je la rencontrais,
je priais le bon Dieu pour elle ;
de plus, je tachais de lui rendre tous les services possibles
et quand j'avais la tentation de lui répondre d'une façon
désagréable,
je me contentais de lui faire mon plus aimable sourire.
Un jour,
à la récréation, elle me dit d'un air content
:
" voudriez vous me dire sœur Thérèse ce
qui vous attire en moi.
A chaque fois que vous me rencontrez, je vous vois sourire "
" Oh,
ce qui m'attirait, c'était Jésus caché au
fond de son âme !
Je lui répondis
que je lui souriais parce que j'étais contente de la voir
-bien entendu, je n'ajoutais pas que c'était sur un plan
spirituel ! "
Témoignage d'une autre sœur
" Elle prenait
une part active,
la plus pénible qu'elle trouvait,
aux travaux communs,
choisissant pour elle la place la moins commode pour l'éviter
aux autres.
C'est ainsi que,
pendant l'été, à la buanderie,
elle se mettait à la place ou il y avait le moins d'air.
On s'en souvient si bien,
qu'on l'appelle aujourd'hui " la place de sœur Thérèse,
et les jeunes sœurs s'y mettent pour imiter sa charité.
Témoignage de Thérèse
" J'ai
remarqué que les sœurs les plus saintes sont les plus
aimées :
on recherche leur conversation,
on leur rend des services sans qu'elles le demandent…
Les âmes imparfaites, au contraire, ne sont point recherchées…
-en disant les âmes imparfaites-
je ne veux pas seulement parler des imperfections spirituelles….
Je veux parler du manque de jugement,
d'éducation, de la susceptibilité de certains caractères,
toutes choses qui ne rendent pas la vie très agréable……
Voici la
conclusion que j'en tire :
Je dois rechercher en récréation la compagnie des
sœurs
qui me sont le moins agréables,
remplir près de ces âmes blessées l'office
du bon Samaritain.
Une parole,
un sourire aimable,
suffisent souvent pour épanouir une âme triste.
Remarque de Thérèse à ses sœurs pendant
une promenade
dans le verger du carmel
Regardez
ces poires très laides en apparence ;
elles sont l'image des sœurs qui nous déplaisent.
A l'automne,
quand on nous donnera ces fruits débarrassés des
corps étrangers
qui les défigurent,
nous les mangerons avec plaisir.
De même,
au dernier jour,
nous serons dans l'étonnement de voir nos sœurs débarrassées
de toutes leurs imperfections
et qui nous paraîtront des saintes.
Au carmel,
Thérèse mettait des médailles de
la sainte Vierge dans les vêtements des ouvriers,
les cachant soigneusement dans la doublure.
Témoignage
d'une soeur
Un jour, je la voyais très fatiguée de promener
dans le jardin par obéissance ;
elle me rappela sa doctrine sur les actes les plus simples ;
« je marche me dit elle, pour un missionnaire.
Je pense que là-bas, bien loin, l’un d’eux
est épuisé par ses courses apostoliques
et pour diminuer ses fatigues j’offre les miennes au bon
Dieu »
" Quel mystère,
par notre charité pratiquée dans l'ombre et par
nos petits actes,
nous convertissions au loin des âmes
et nous aidons les missionnaires."
Thérèse
avec l’accord de ses supérieures a établi
une correspondance avec 2 missionnaires :
l’abbé Bellière et le Père Roullaud,
en Chine.
elle aurait
aimer partir pour la création du Carmel de Saïgon
Marie du Sacré-Cœur raconte :
Thérèse fit une neuvaine à saint François
Xavier :
« J’ai demandé la grâce de faire du bien
après ma mort et
je suis sure d’être exaucée » et aussi
« Après
ma mort, je ferai tomber une pluie de roses »
ces promesses ont été réalisées :
Elle est devenue patronne des Missions :
voici le récit fait par : Sr Hélène, ocd
relaté sur le site : http://www.lecarmel.org/therese/themes/mission/05.shtml
Dans le grand Nord canadien,
en 1916,
dans le courrier qui n’arrive qu’une fois l’an,
une inconnue envoie au Père Turquetil, de France, une brochure
intitulée :
"Vie abrégée
de sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus.
Je passerai mon Ciel à faire du bien sur la terre."
« Connais
pas », dit le Père...
On y a joint
un papier plié en quatre, contenant un peu de terre prélevée
sur la tombe de la jeune religieuse.
Dans la tête
du P. Turquetil jaillit une idée :
il prend au mot la jeune sœur inconnue !
«Dimanche prochain, pendant que je montrerai des illustrations
à mes visiteurs,
frère Girard déposera à la dérobée
sur la tête de chaque Esquimau une pincée de cette
terre. »
ce qui fut fait
…
le dimanche suivant,
les esquimaux reviennent voir le Père et décident
dese convertir
et Le 2 juillet 1917, le Père peut enfin baptiser quatre
familles.
Mgr Charlebois
décide de demander au Pape de nommer Thérèse
Patronne des missions,
elle qui avait dit : «J’aiderai les prêtres,
les missionnaires, toute l’Église ».
Or Thérèse
vient justement d’être canonisée par le Pape
Pie XI, le 17 mai 1925.
Il demande leur
approbation et leur signature à tous les Ordinaires des
Missions canadiennes.
Ce fut facile,
car tous avaient déjà largement bénéficié
de la « pluie de roses » annoncée du vivant
de la Sainte de Lisieux.
Ils avaient une dette de reconnaissance envers elle.
« La requête
projetée par Mgr Charlebois fut envoyée au Saint-Père,
portant la signature de tous les Ordinaires canadiens.
Mais le Saint-Père
la retourna, disant : "Faites signer cette pétition
par tous les évêques missionnaires".
Ainsi fut fait.
Les évêques missionnaires signèrent,
chacun relatant les [...] miracles opérés par la
Petite Thérèse en faveur de leurs missions. »
(Vie thérésienne, No 110, p. 105)
Et c’est
ainsi que, le 14 décembre 1927,
par décret papal, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus
est proclamée,
au même titre que saint Francois Xavier,
« patronne
spéciale des Missionnaires et des Missions ».
Conclusion
6 idées
forces pour devenir un saint(e) en se mettent à l’école
de Thérèse :
1°
Remercier le Seigneur pour tout ce qu’il a déjà
fait pour moi
et
enraciner ma vie dans la certitude d’être aime de
Jésus, aujourd’hui, tel que je suis ;
si on doute, dire des actes de foi.
2°
Faire un seul effort : rester uni à Jésus
paisiblement
3°
Etre en vérité avec moi-même, accepter
d’être ce que je suis
avec ma faiblesse et ma pauvreté ;
à la fois aimer mon néant et développer mes
talents dans ma vie quotidienne..
4°
Bien connaître mes désirs, les laisser émerger,
les faire valider,
car ils sont les révélateurs et moteurs de ma vocation
et ma mission
5°
Faire chaque jour 1à 3 petits, (ou +) sacrifices
par amour et les offrir pour les missionnaires.
6°Pour terminer, cette confidence de Thérèse
:
" Jamais
la Sainte Vierge ne manque de
me protéger
aussitôt que je l'invoque.
S'il me survient une inquiétude,
un embarras,
bien vite je me tourne vers elle et
toujours comme la plus tendre des mères,
elle se charge de mes intérêts "
FIN
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