Frère
Laurent, de son nom de famlle : Nicolas Herman naquit
en 1617 ;
A 18 ans,
Il s’engagea dans l’armée du
duc de Lorraine.
et
vécut cette guerre, célèbre
pour ses cruautés inhumaines, ses pillages
et ses violences.
Plus tard,
il regrettera son passé, déplorant
ses péchés devant Dieu.
Une blessure l’obligea à quitter le
métier des armes à 21 ans
et il entra au Couvent des Carmes à Paris
à 26 ans, comme frère convers (non
prêtre) ;
il prit alors le nom de Frère Laurent de
la Resurrection.
Il fut d’abord cuisinier pendant 15 ans, puis
cordonnier de son couvent ;
Son rayonnement spirituel très simple attira
de nombreuses personnes à lui demander conseils
:
c’est ainsi que
des lettres ou des transcriptions de conseils
donnés oralement nous sont parvenus
et nous vous les transmettons.
a
-
Le chemin spirituel du frère Laurent
Frère Laurent va petit à
petit trouver son propre chemin spirituel :
vivre le travail comme temps de prières,
les peines comme joies dans la « présence
de Dieu » :
transformer toutes ses occupations en « une
manière de petits entretiens avec Dieu,
sans étude, comme ils viennent…
Il n’y faut point de finesse, il n’y
a qu’à y aller bonnement et simplement
».
La seule ‘méthode’ de vie spirituelle
de Frère Laurent fut en quelque sorte
l’exercice de la présence de Dieu qui
consiste à :
« se plaire et s’accoutumer en sa divine
compagnie,
parlant humblement
et
s’entretenant amoureusement avec lui
en tous temps, à tous moments,
sans règle, sans mesure;
surtout dans le temps des tentations, des peines,
des aridités des dégouts
et
même des infidélités et des
péchés. ».
Ainsi l’âme est conduite
« insensiblement à ce simple regard,
à cette vue amoureuse de Dieu partout qui
est la plus sainte et la plus efficace manière
d’oraison ».
Et Frère Laurent d’ajouter :
« dans la voie de Dieu, les pensées
sont comptées pour peu, l’amour fait
tout ».
b
- Aimer
Dieu de tout mon coeurComme
son mal augmentait à vue d’œil,
vers la fin de sa vie,
on lui apporta le sacrement des malades.
A un religieux qui lui demandait ce qu’il
faisait et à quoi son esprit était
occupé,
il répondit :
« je fais ce que je ferai dans toute l’éternité
:
je bénis Dieu,
je loue Dieu,
je l’adore
et je l’aime de tout mon cœur ;
c’est là tout notre métier,
mes frères,
d’adorer Dieu et de l’aimer, sans se
soucier du reste ».
c -
L'adoration
intérieure
Un petit souvenir de Dieu, une adoration intérieure,
quoique en courant et l'épée à
la main,
sont des prières qui, pour courtes qu'elles
soient,
sont cependant très agréables à
Dieu.
S'accoutumer peu à peu à ce petit
mais saint exercice;
personne n'en voit rien,
il n'est rien de plus facile que de réitérer
souvent pendant la journée
ces petites adorations intérieures. "
(Lettre n°6 )
Nous pouvons
faire de notre cœur un oratoire
dans lequel
nous nous retirons de temps en temps
pour nous
y entretenir avec lui,
doucement,
humblement
et amoureusement.
Vous consoler
avec Jésus, le plus souvent même que
vous pourrez.
Pendant
vos repas et vos entretiens, élevez quelquefois
vers lui votre cœur :
le moindre
souvenir lui sera toujours fort agréable.
Il ne
faut pas pour cela crier bien haut, il est plus
près de nous que nous ne pensons
Il n’est
pas nécessaire d’être toujours
à l’ église pour être
avec Dieu ;
de
temps en temps pendant la journée,
parmi
vos ouvrages,
à
tout moment si vous le pouvez ;
ne vous
contraignez pas
par des
règles ou des dévotions particulières,
faites-le
en foi, avec amour et humilité
Les uns plus, les autres moins : il sait ce que
nous pouvons.
Commençons,
peut-être n’attend-il de nous qu’une
généreuse résolution…
Accoutumez-vous
donc peu à peu
à
l’adorer de la sorte,
à
lui demander sa grâce,
à
lui offrir votre cœur
j -La charité du sourire