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La Vierge Marie y reste au centre de nos pensées

et nous introduit au coeur du Mystère de Jésus, son Fils :

Fils de l'homme et Fils de Dieu.

L'ange Gabriel, étant entré chez la Vierge,
dit :



 
lundi 26 mars 200
 

 

 

 
L'ANNONCIATION
 

 

" Salut, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.
(Tu es bénie parmi les femmes.)
Et elle fut troublée par ce discours,
et se demandait ce que pouvait être cette salutation.
Et l'Ange lui dit :

Ne crains pas, Marie, car tu as trouvé grâce devant Dieu"
(Lc 1, 28-30).

On semble dire parfois
que la Vierge fut troublée par la présence de l'ange Gabriel venu surprendre une Vierge timide.

Le texte de Luc,
qui nous vient de Marie et qui traduit ses sentiments profonds,
ne nous fait part que de son étonnement devant la parole

"elle fut troublée de ce discours",(Lc 1,29),

et de la crainte spirituelle qui tourmentait son esprit devant la qualité de cette salutation :
"et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation" (Lc 1, 29).

Elle avait bien saisi le sens des paroles de ce "Pleine de grâce",
mais ne comprenait pas comment il pouvait s'adresser à Elle.

Aussi la réponse de l'Ange est-elle toute dans ce sens :

"Ne crains pas, Marie, car en effet tu as trouvé grâce devant Dieu"

et ma salutation n'est pas une exagération de ma part,
de belles paroles ampoulées,
mais elle puise sa valeur dans l'attitude même de Dieu à ton égard.

Cette gratuité de l'amour,
nulle autre mieux que Marie ne pouvait la si bien comprendre.

Et l'Ange ajoute :

"Et voici que tu concevras et que tu enfanteras un fils
Et tu l'appelleras du nom de Jésus.
Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut.

Et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père :
et il règnera sur la maison de Jacob pour les siècles.
Et son règne n'aura pas de fin"
(Lc 1, 30-33).

Cette femme intelligente qui s'est posée des questions
au sujet de ce compliment

"Salut, pleine de grâce",
parce qu'elle en avait trop bien compris l'excès,
réalise de même,
après cette première mise au point de l'ange Gabriel,
que la description du Messie qu'il lui fait,
et dont il lui demande de devenir la mère, change tout pour elle.

Dans la lumière du Messie,
Fils du Très-Haut, Fils de David,
elle devra enfanter,
et là, dans sa vie spirituelle, dans sa vie d'union à Dieu,
s'installe une faille,
car Dieu l'a prise depuis longtemps,
elle s'est donnée à Lui seul,
aussi l'interrogation jaillit-elle,
sans trouble d'ailleurs :


"Comment en sera-t-il ainsi, puisque je ne connais pas d'homme ?"
(Lc 1,34).


Elle ne demande pas de signe, comme Zacharie,
mais elle pose une question fondamentale pour elle :

comment restera-t-elle dans l'amour intégral,
exclusif de Dieu, tout en devenant mère ?

La réponse de l'Ange lui donne la solution
d'une manière splendide et inattendue :..


"L'Esprit-Saint viendra sur toi,
la vertu du Très Haut te couvrira de son ombre" (Lc 1, 35).

L'ombre qui vient de Dieu n'est que lumière,
et cette zone incomprise de la maternité,
coupant la Vierge du grand idéal d'union parfaite,
d'union au sens étymologique avec son Dieu,
s'éclaire brusquement aux paroles du messager de Dieu.

Non seulement l'union n'est pas menacée,
mais elle est renforcée,
poussée jusqu'à la dernière puissance dont est capable un être humain.

"L'Esprit-Saint viendra sur toi,
la vertu du Très-Haut te couvrira de son ombre
et
pour cela l'enfant né sera saint,

il sera appelé FIls de Dieu"
(Lc 1, 35).


"Voici la servante du Seigneur :
qu'il me soit fait selon ta parole"
(Lc 1, 38).


Et déjà germe dans son coeur la joie profonde et tranquille
du Magnificat,
avec le Fils qu'elle porte.