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JESUS
ET LA PRIERE
Référence
de l'évangile
: Lc 18, 9-14 -
et de la méditation : C 80 S 213.
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Jésus,
dans la parabole du pharisien et du publicain,
dépeint deux de nos attitudes dans la prière.
Car nous sommes tous,
tantôt le pharisien, tantôt le publicain.
Il n’a pas raté notre orgueil et sa description de notre
enflure
ne manque pas d’humour,
d’esprit et de piquant.
Ce que Jésus flétrit,
c’est le mépris des autres et l’assurance de notre
supériorité.
Il aime l’humilité, une humilité très simple,
sans théatre ni ostentation,
une humilité qui nous fait comprendre combien nous sommes pauvres,
réellement pauvres,
devant Dieu.
Pour Lui bien sûr,
celui qui est plein de lui-même, Dieu ne peut le remplir.
Mais les jugements qu’Il porte sont nuancés et imagés,
sans charge excessive ni parti pris révoltant.
Le pharisien est démasqué dans son orgueil
et le publicain tiré de sa bassesse.
Mais en fait, il n’est pas dit
que le pharisien est condamné,
comme tant de citations le laissent entendre.
« Je vous le dis, celui-ci
(le publicain) descendit dans sa maison justifié,
plutôt que l’autre (avant l’autre)… »
(Lc 18, 14)
Il s’agit de nous, dans les deux cas,
ne l’oublions pas.
Notre orgueil éloigne Dieu
et nous laisse avec notre seule vertu.
Bien peu de chose !
Par contre
Dieu prend plaisir à exalter ce pauvre gueux que nous sommes,
lorsque dans notre misère,
nous nous réfugions en Lui.