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JÉSUS
ET LES MALADES
Référence
de l'évangile
: Jn 9, 1-41 -
et de la méditation : B 208 S 148.
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sur la maladie et sur l’action
de Jésus.
Contrairement au préjugé reçu, partagé
d’ailleurs par ses apôtres :
« Rabbi, qui a péché,
lui oyu ses parents, pour qu’il soit aveugle. »
(Jn 9, 1)
Pour Jésus, le péché
n’est pas la cause de la maladie.
Il est très net, sur ce point, dans sa réponse :
« Ni lui n’a péché
ni ses parents ;
mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées
en lui »
(Jn 9, 3)
C’est dans notre condition
de créature mortelle, où la maladie existe,
que le plan de Dieu doit se réaliser sur nous.
Et les œuvres de Dieu et de Celui qu’Il a envoyé,
Jésus, son Fils Bien-Aimé,
consiste à nous donner la Lumière à travers les
faits de notre vie, heureuse ou malheureuse.
« Durant que Je suis
dans le monde, Je suis la lumière du monde. »
Et la maladie, loin de nous écarter de la Lumière Essentielle,
nous y conduit bien souvent.
C’est ce qui va arriver à cet homme. Son infirmité
lui fait rencontrer la Lumière.
Jésus
(devant ses apôtres interloqués)
fit de la boue avec sa salive
et enduisit de cette boue les yeux de l’aveugle et lui dit :
«
Va te laver à la piscine de Siloë.
L’aveugle y alla donc, se lava et s’en alla, voyant clair.
»
(Jn 9, 6-7)
J’ai pensé bien souvent à la joie de cet homme
à qui brutalement se révèle l’univers de
la lumière, des couleurs, des volumes,
toute une nouvelle perception du monde.
Mais sa joie fut de courte durée.
« Car c’était
un sabbat, le jour où Jésus avait fait cette boue et
lui avait ouvert les yeux ! »
(Jn 9, 13)
Les pharisiens sont à l’affût :
« Cet homme n’est pas de Dieu puisqu’il ne garde
pas le sabbat »
Et voilà notre miraculé
jeté dans leurs polémiques, pris à parti :
« Toi, Que dis-tu de Lui après
qu’Il t’a ouvert les yeux ? »
(Jn 9, 17)
Il n’est pas homme
à trahir. Aussi déclare-t-il :
« C’est un Prophète
»
(Jn 9, 17)
Ses parents, moins courageux, questionnés à leur tour
par les pharisiens,
les renvoient à leur fils et ne se mouillent pas :
« Il a l’âge,
questionnez-le. Il avaient peur des juifs.
Déjà en effet, les juifs étaient convenu que
quiconque reconnaîtrait Jésus pour le Messie serait exclu
de la synagogue »
(Jn 9 , 21-22)
Leur crainte était fondée tant les pharisiens, à
cette époque, avaient d’influence.
Dans une société aussi religieuse,
être exclu de la synagogue, c’était s’exclure
de toute vie sociale.
Et voici notre homme de nouveau sur la sellette :
« Rends gloire à Dieu
! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur »
(Jn9, 24)
Il va de suite se compromettre, avec une pointe de bon sens et d’ironie
:
« S’Il est pécheur,
je n’en sais rien,
je sais seulement que j’étais aveugle et qu’à
présent je vois. »
(Jn 9, 25)
Á leurs questions,
il répond amusé :
« Vous aussi vous voulez devenir
ses disciples ? »
(Jn 9, 26)
Mais le ton monte,
et lui répond avec toute sa conviction et son enthousiasme,
quand ils l’injurient :
« C’est toi qui es disciple
de cet homme ;
mais nous, c’est de Moïse que nous sommes disciples.
Nous savons bien que Dieu a parlé à Moïse ;
quant à Celui-là, nous ne savons pas d’où
Il est. »
(Jn 9, 28)
C’est alors qu’Il leur décoche, avec un petit air
ironique du plus haut comique,
son « nous savons »,
au pluriel de majesté, en réponse à leur prétentieux
:
« Celui-là, nous
ne savons pas d’où Il est. »
« C’est cela, en effet
l’étonnant : vous ne savez pas en effet d’où
Il est,
alors qu’Il m’a ouvert les yeux !
Nous le savons, Dieu n’écoute pas la prière des
pécheurs ;
mais si quelqu’un est pieux et fait la volonté de Dieu,
c’est celui-là que Dieu écoute.
Au grand jamais on n’a entendu dire que quelqu’un ait
ouvert les yeux d’un aveugle-né.
Si Celui-là n’était pas de Dieu,
Il je pourrait rien faire de semblable ».
(Jn 9, 29-34)
Jésus est un ami dangereux…
« Les juifs le chassèrent
dehors »
(Jn 9, 34)