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JÉSUS ET LES MALADES
Référence de l'évangile : Jn 9, 1-41 -
et de la méditation : B 208 S 148
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Jésus de Nazareth

 

dimanche 2 mars 2008
L’Aveugle-né.

sur la maladie et sur l’action de Jésus.
Contrairement au préjugé reçu, partagé d’ailleurs par ses apôtres :

« Rabbi, qui a péché, lui oyu ses parents, pour qu’il soit aveugle. »
(Jn 9, 1)

Pour Jésus, le péché n’est pas la cause de la maladie.
Il est très net, sur ce point, dans sa réponse :

« Ni lui n’a péché ni ses parents ;
mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui »
(Jn 9, 3)

C’est dans notre condition de créature mortelle, où la maladie existe,
que le plan de Dieu doit se réaliser sur nous.
Et les œuvres de Dieu et de Celui qu’Il a envoyé, Jésus, son Fils Bien-Aimé,
consiste à nous donner la Lumière à travers les faits de notre vie, heureuse ou malheureuse.


« Durant que Je suis dans le monde, Je suis la lumière du monde. »


Et la maladie, loin de nous écarter de la Lumière Essentielle,
nous y conduit bien souvent.
C’est ce qui va arriver à cet homme. Son infirmité lui fait rencontrer la Lumière.

Jésus
(devant ses apôtres interloqués)
fit de la boue avec sa salive
et enduisit de cette boue les yeux de l’aveugle et lui dit :

« Va te laver à la piscine de Siloë.
L’aveugle y alla donc, se lava et s’en alla, voyant clair. »

(Jn 9, 6-7)


J’ai pensé bien souvent à la joie de cet homme
à qui brutalement se révèle l’univers de la lumière, des couleurs, des volumes,
toute une nouvelle perception du monde.
Mais sa joie fut de courte durée.


« Car c’était un sabbat, le jour où Jésus avait fait cette boue et lui avait ouvert les yeux ! »
(Jn 9, 13)


Les pharisiens sont à l’affût :
« Cet homme n’est pas de Dieu puisqu’il ne garde pas le sabbat »

Et voilà notre miraculé jeté dans leurs polémiques, pris à parti :

« Toi, Que dis-tu de Lui après qu’Il t’a ouvert les yeux ? »
(Jn 9, 17)

Il n’est pas homme à trahir. Aussi déclare-t-il :

« C’est un Prophète »
(Jn 9, 17)


Ses parents, moins courageux, questionnés à leur tour par les pharisiens,
les renvoient à leur fils et ne se mouillent pas :

« Il a l’âge, questionnez-le. Il avaient peur des juifs.
Déjà en effet, les juifs étaient convenu que quiconque reconnaîtrait Jésus pour le Messie serait exclu de la synagogue »
(Jn 9 , 21-22)


Leur crainte était fondée tant les pharisiens, à cette époque, avaient d’influence.
Dans une société aussi religieuse,
être exclu de la synagogue, c’était s’exclure de toute vie sociale.


Et voici notre homme de nouveau sur la sellette :

« Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur »
(Jn9, 24)


Il va de suite se compromettre, avec une pointe de bon sens et d’ironie :

« S’Il est pécheur, je n’en sais rien,
je sais seulement que j’étais aveugle et qu’à présent je vois. »
(Jn 9, 25)

Á leurs questions, il répond amusé :

« Vous aussi vous voulez devenir ses disciples ? »
(Jn 9, 26)


Mais le ton monte,
et lui répond avec toute sa conviction et son enthousiasme,
quand ils l’injurient :

« C’est toi qui es disciple de cet homme ;
mais nous, c’est de Moïse que nous sommes disciples.
Nous savons bien que Dieu a parlé à Moïse ;
quant à Celui-là, nous ne savons pas d’où Il est. »
(Jn 9, 28)


C’est alors qu’Il leur décoche, avec un petit air ironique du plus haut comique,
son « nous savons », au pluriel de majesté, en réponse à leur prétentieux :
« Celui-là, nous ne savons pas d’où Il est. »

« C’est cela, en effet l’étonnant : vous ne savez pas en effet d’où Il est,
alors qu’Il m’a ouvert les yeux !
Nous le savons, Dieu n’écoute pas la prière des pécheurs ;
mais si quelqu’un est pieux et fait la volonté de Dieu, c’est celui-là que Dieu écoute.
Au grand jamais on n’a entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux d’un aveugle-né.
Si Celui-là n’était pas de Dieu,
Il je pourrait rien faire de semblable ».
(Jn 9, 29-34)


Jésus est un ami dangereux…

« Les juifs le chassèrent dehors »
(Jn 9, 34)