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JESUS ET LA SOUFFRANCE:
Référence de l'évangile : Jn 4, 43-54 -
et de la méditation : A 133 S 37
.
.



Jésus de Nazareth

 

lundi 3 mars 2008
Guérison du fils d’un fonctionnaire d’Hérode.

Il y a un second miracle de Cana,
moins connu que le premier,
mais combien émouvant pour ceux que broie la souffrance,
car il nous révèle la tendresse de Dieu,
dans les gestes de son Fils Bien-Aimé
à l'égard d'un père
dans le désarroi.

Jésus vient de traverser la Samarie,
de s'entretenir avec la Samaritaine,
et Il parcourt la Galilée.
Car Jésus savait marcher.
Les kilomètres ne l'effrayaient guère.
Il est le type même du missionnaire
qui a des jambes alertes pour porter la Bonne Nouvelle du Royaume.


Dès son arrivée en Galilée Il est reçu à bras ouverts.
Sa bonté attire.
D'ailleurs, les Galiléens l'ont vu agir à Jérusalem
durant la fête.

C'est plus qu'une réception amicale, c'est de l'enthousiasme
que provoque son arrivée.
On a une telle confiance en Lui que,
dès l'annonce qu'Il est en route,
venant de la Judée,
tout le pays se met en marche vers Lui,
avec ses malades.

On court vers Lui,
comme ce dignitaire d'Hérode Antipas,
dont le fils se meurt à Carphanaüm.

En pleine chaleur celui-ci grimpe les 32 kilomètres qui le séparent de Cana
pour arriver, vers la septième heure, à une heure et demie de l'après-midi,
et, en plein soleil,
confier au prophète la santé de son fils qui va mourir.


Les premiers contacts ne sont pas très encourageants.
Ce pauvre père semble reçu assez fraîchement :

"Ne croyez-vous donc pas, à moins de voir des miracles et des prodiges ?"

Mais cet homme ne se laisse pas démonter,
et au reproche véhément de manquer de confiance,
il répond par un ordre, par un impératif,
avec le toupet et l'audace d'un père qui voit son fils s'en aller :

"Seigneur, descends avant que ne meure mon enfant".

A cet impératif de confiance répond un impératif d'amour :
"Va, lui dit Jésus, ton fils vit"
Sous le formidable impact des mots de Jésus,
sans hésiter, il reprend la route. Il descend.

Et voici que déjà ses serviteurs remontent à sa recherche, et lui crient :
"Il est guéri, venez...!
A quelle heure s'est-il trouvé mieux ?
Hier, à la septième heure, la fièvre l'a quitté... "
(Jn IV, 51-52).

Oui,
il a retenu l'heure de la tendresse de Dieu...
à la septième heure !
Et il la redira à Jean qui l'a notée dans son Evangile.

L'heure de la tendresse sonne,
à des heures différentes pour chacun d'entre nous,
mais c'est le même Seigneur qui nous attend à l'heure de la souffrance
pour nous réconforter :

"Venez à moi vous tous qui peinez et je referai vos forces".