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JESUS ET LES MALADES
Référence
du texte évangélique
: Jn 5, 1-16 -
et de la méditation : B 108 S 111.
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La guérison de l'infirme
à la piscine de Bezatha
nous montre Jésus
face à la souffrance d'un homme malade depuis trente huit ans
!...
Un bail !
Et pourtant Il lui demande d'abord s'il veut être guéri,
comme si le mal absolu ne résidait pas là,
dans sa maladie.
"Jésus le voyant
couché, et sachant que cet état durait depuis longtemps,
lui dit : veux-tu être guéri ?"
(Jn 5, 6)
L'infirme se plaint qu'il n'a personne pour le jeter dans la piscine,
au bouillonnement de l'eau.
L'action de Jésus, elle, sera instantanée ;
trois impératifs de bonté,
c'est tout.
"Lève-toi ! Prends ton
grabat et marche"
(Jn 5, 8).
Il agit comme son Père
et c'est ce qu'Il va répondre aux juifs qui lui demandent des
comptes,
pour avoir guéri cet homme le jour du sabbat.
Car le malade, guéri, est parti,
oh scandale !
en emportant son lit...
"Or c'était un jour de sabbat.
Les juifs disaient donc à celui qui venait d'être guéri
:
c'est jour de sabbat
et il ne t'est pas permis d'emporter le grabat"
(Jn 5, 10).
Le formalisme des gens "justes" nous guette tous.
Si le rite passe avant l'amour,
nous ne sommes plus les disciples de Jésus
et nous risquons fort
de devenir aussi agressifs
que les contemporains du Seigneur :
"Quel est l'homme qui t'a dit : Prends ton grabat et marche ?"
Le miraculé l'ignore, tant Jésus est discret dans son
action.
"Car Jésus s'était
esquivé, la foule étant compacte en cet endroit"
(Jn 5, 13).
Après cela, Jésus le trouve dans le hiéron.
Pas n'importe où dans le temple,
pas sous les portiques,
mais dans le hiéron,
le saint,
l'endroit tranquille où l'on prie le Père.
Car Jésus prie toujours dans le secret,
dans le secret du temple,
dans le secret de la petite maison de Nazareth,
dans le secret des rivages déserts du lac,
dans le secret de la montagne,
rien que dans le secret,
devant le Père.
Et à cet homme venu remercier Dieu
dans le silence de son coeur et du sanctuaire,
devant sa guérison,
Il livre cette phrase étonnante :
"Te voilà guéri ; ne pèche plus, de peur
qu'il ne t'arrive pire".
(Jn 5, 14).
Le mal absolu, mon ami, le voilà,
c'est le péché.
Car le péché, c'est plus terrible que trente huit ans
de paralysie !
Etonnant Seigneur qui ose
nous dire de telles vérités.