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JESUS ET LA MALADIE
Référence de l'évangile : Jn 11, 19-27 -
et de la méditation : C 99 S 220
.



Jésus de Nazareth

 

dimanche 9 mars 2008
La résurrection de Lazare

« Les deux sœurs envoyèrent donc auprès de Jésus un messager
pour Lui faire dire : Seigneur, voici : celui que Tu aimes est malade.
Ayant entendu cela Jésus dit :

cette maladie ne va pas à la mort ; mais elle est pour la gloire de Dieu,
afin que le Fils de Dieu en soit glorifié.
Or, Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare.
Lors donc qu’Il eut appris qu’Il était malade, Il resta au lieu où Il était, deux jours encore »
(Jn 11, 4-6)


« Or, Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare. »


Nous,
nous aurions pensé qu’Il allait courir chez son ami.
Pas du tout.
Très consciemment, Il reste là deux jours.

Son amour Lui dicte une manière d’agir qui nous déconcerte.
Pour Lui, maladie et mort ne semblent pas le mal absolu.
Jésus n’épouse pas la pensée de ses contemporains
pour qui la maladie est la punition du péché.
Non, elle est le lot de l’homme, créature fragile et mortelle,
mais dans le plan de l’Amour conçu par le Père,
« elle est pour la gloire de Dieu ».


Son amour dépasse le risque d’une création imparfaite
où le mal et la maladie existent,
mais où la venue du Fils de l’homme les prend en compte
pour la Vie Éternelle.


Jésus a la même réaction devant le paralytique de Capharnaüm,
à qui Il remet les péchés avant de le guérir ;
devant l’aveugle-né, lorsqu’Il affirme aux siens que ni Lui ni les siens n’ont péché ;
devant le paralytique de la piscine de Bézatha à qui, après sa guérison, Il dit :
« Ne veuille plus pécher de peur qu’il ne t’arrive pire que ta maladie. »


Pour Lui, le grand mal reste le péché
qui nous ferme l’entrée dans le Royaume.