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JESUS
ET LES FEMMES
Référence du texte évangélique
: Jn 8, 1-11 -
et de la méditation : B 191 S 144. .
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Le voilà face à
une pécheresse, une femme surprise en adultère.
Va-t-il l’écraser, l’humilier devant ce cercle
de spectateurs hostiles ?
Non,
bien au contraire,
sa réponse va la relever, la calmer,
en lui montrant que sa misère, c’est la commune misère,
c’est la misère même de ceux qui l’accusent.
Il n’a pas songé à peiner, mais à guérir.
Et son génie va lui permettre
de faire passer les accusateurs dans le camps des accusés :
« Que celui de vous qui
est sans péché lui jette le premier une pierre ! »
(Jn 7, 7).
Personne ne prendra le risque de braver le Prophète
et de se voir accuser en public.
Il y a dans sa manière de s’adresser à cette femme
une ironie et un humour extraordinaires.
« Femme, où sont-ils
? Personne ne t’a condamnée ?
(Jn 7, 10)
Volatilisés les beaux parleurs ? Disparus les « Pères
la Vertu » ?
Comme ils ont dû retentir avec douceur ses impératifs
de liberté et de libération :
« Va, désormais
ne veuille plus pécher ! »
(Jn 7, 11)
Le péché n’est pas une fatalité :
« Ne veuille plus pécher »
Jésus ne condamne pas…
Combien avons-nous à nous inspirer de sa manière de
faire.
Car,
pour nous,
condamner, juger, critiquer sont monnaie courante, et si facile !
Nous avons tant à faire, à prendre et à reprendre
pour vivre dans l’esprit de Jésus.
Comme Jésus,
dans la lumière de Dieu, a jugé la femme adultère
en ne la condamnant pas,
mais en lui montrant sa culpabilité et l’effort qu’elle
devait fournir pour remonter,
revenir à Dieu :
« Ne veuille plus pécher ».
Ainsi, dans la lumière de Jésus, saurons-nous voir et
juger toutes choses ?
Le péché ne
doit pas nous porter au désespoir.
Car,
d’un côté,
les hommes conscients de ce qu’ils valent et de leurs propres
faiblesses
sont bien capables de condamner quiconque !
Renvoyés à eux-mêmes,
les accusateurs de la femme adultère se sont évanouis
!
« Que celui de vous qui est sans péché lui jette
la première pierre. »
« Á ces mots, ils partirent, l’un après
l’autre, à commencer par les plus âgés,
et Il resta seul, la femme étant toujours au milieu.
Jésus alors se redressa et lui dit :
Femme, où sont-ils ? Personne ne t’a condamnée
?
Elle lui dit : Personne, Seigneur ».
(Jn 7, 9-11)
Dieu non plus ne nous condamne pas
et nous rend l’Espérance,
au cœur même de notre péché,
dans la parole même de Jésus.
« Et Jésus lui
dit :
Moi non plus je ne te condamne pas.
Va, désormais ne pèche plus ».
(Jn 7, 11)