| |
|
|
| - Programme
>> |
| - Réflexions
>> |
| - Méditations
>> |
| -
7 jours avec un saint |
| -- Thérèse >> |
| -- Soeur Faustine
>> |
| -- Mère Térésa
>> |
| - Réussir
sa vie |
| -- Construire
son bonheur >
|
| --
Construire sa foi >> |
| -- Construire sur le roc >> |
| - Eucharistie
>> |
|
LE
DRAME DE JÉSUS
Référence
de l'évangile
: Jn 8, 51-59 -
et de la méditation : B 204 S 147..
.
|
|
|
|
|
Le drame de Jésus
se situe très bien dans cette discussion
où Jésus va déclarer ouvertement à ses
contemporains son identité.
Ses ennemis sont très logiques d’ailleurs,
car l’affirmation de Jésus au verset 51 du chapitre 8
de Jean
est un non sens,
si Celui qui le profère n’est qu’un homme.
En effet,
déclarer :
«
En vérité, je vous le dis, si quelqu’un garde
ma Parole, il ne verra jamais la mort »,
peut témoigner d’un esprit un peu dérangé.
C’est d’ailleurs ce que ses contemporains lui disent sans
ambages :
« Tu es fou… »
« Maintenant nous voyons
bien que Tu es possédé d’un démon. »
(Pour eux, les fous étaient possédés et ils s’en
servaient comme d’oracles).
« Abraham est mort. Et les prophètes aussi.
Et Toi, Tu dis : si quelqu’un garde ma parole, il ne goûtera
jamais la mort !
Serais-tu plus grand que notre père Abraham qui est mort ?
Et les Prophètes aussi sont morts !
Qui prétends-tu être ? »
(Jn 8, 52-53)
Et Jésus va les provoquer plus avant
et leur déclarer d’une manière fulgurante pour
un juif,
qu’Il est bien Dieu.
Reprenant son thème favori :
que Dieu est son Père,
et que c’est son Père qui le glorifie dans les œuvres
qu’Il lui permet d’accomplir
(ses miracles),
Il enchaîne alors en se retirant du temps.
C’est Lui que les ancêtres ont attendu.
C’est Lui qu’Abraham a vu, dans la vision de l’avenir
de sa race.
« C’est mon Père
qui me glorifie dont vous dites : c’est notre Dieu.
Et vous ne Le connaissez pas :
mais Moi, Je Le connais…
Abraham, notre père, a tressailli de joie à la pensée
de voir mon jour :
et il l’a vu,
et s’en est réjoui ».
(Jn 8, 54-56)
Les juifs ricanent :
« Tu n’as pas encore
cinquante ans et Tu as vu Abraham ? »
Alors cette affirmation qui tombe comme un coup de foudre :
« Avant qu’Abraham soit,
JE SUIS ».
(Jn 8, 58)
Pour un juif, cette affirmation ne pouvait laisser aucun doute,
Jésus reprenait à son compte la définition même
de Dieu,
celle que Dieu avait donnée à Moïse dans le buisson
ardentr :
« Je suis celui qui est.
»
Il ose s’attribuer
le Nom incommunicable.
Ils n’ont pas affaire à un fou
mais à un forcené qui se fait l’égal de
Dieu.
Et ramassant des cailloux,
ils veulent le tuer.
« Ils prirent donc des pierres pour les lui jeter ;
mais Jésus se déroba
et sortit du Temple ».
(Jn 8, 59)
Jésus vient de signer son arrêt de mort.
Il s’est fait Fils
de Dieu,
déclarent les princes des prêtres à Pilate,
Il mérite la mort.
Voilà pourquoi l’Envoyé du Père se verra
immolé sur la croix.