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JESUS ET L’AMITIE .
JÉSUS ET LES FEMMES
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Référence de l'évangile : Jn 12, 1-11 -
et de la méditation :C 131 S 228
 
lundi 17 mars mars 2008
Le repas chez Simon, à Béthanie

 



Jésus six jours avant la Pâque fait halte à Béthanie.
Ce n’est pas chez ses amis mais chez Simon le lépreux,
un malade qu’Il a guéri, sans doute.

Ses amis, Marthe, Lazare et Marie sont du festin.
C’est d’ailleurs Marthe qui assure le service.
Les deux sœurs de Lazare sont très conscientes du danger qui rôde autour de leur ami.

Elles le savent,
leur frère Lazare est devenu plus que gênant
et les princes des prêtres trament de Le faire mourir.
Sa Résurrection attire trop de monde vers ce Prophète de malheur, ce Galiléen…

« La multitude des juifs apprit donc qu’Il était là.
Et ils vinrent, non pas seulement à cause de Jésus,
mais afin de voir aussi Lazare qu’Il avait ressuscité d’entre les morts.
Or
les grands prêtres résolurent de tuer aussi Lazare,
parce que beaucoup de juifs, à cause de Lui,
se retirèrent d’eux et croyait en Jésus. » (Jn 12, 9-10)

Aussi
l’attitude de ces deux femmes est-elle commandée par leur amour.
Marthe, la dynamique, sert.
Elle sert un bon repas, bien préparé, comme elle sait le faire.
Peut-être un peu trop de plats au gré du Seigneur…
Mais il y a tant d’amitié dans l’ordonnance de ce souper…
Quant à Marie,
devant la mort de Jésus qu’elle sent imminente,
tant s’affiche la rage des grands prêtres,
toutes les hardiesses, toutes les audaces lui sont permises
à l’égard de Celui qu’elle aime.

« Marie prit donc un livre d’un parfum de nard authentique d’une grande valeur.
Elle en versa une partie sur la tête de jésus pendant qu’Il était à table.
Elle en oignit ses pieds,
puis elle Lui essuya les pieds avec ses cheveux.
La maison fût remplie de l’odeur du parfum. » (Jn 12, 3) (Mt 26, 7)

Son geste provoque la réflexion méchante de l’Iscariote,
approuvée par plus d’un des autres disciples…

« Pourquoi ce parfum n’a-t-il pas été vendu trois cents deniers,
qui auraient été donnés aux pauvres ? » (Jn 12, 5)

Jésus répond du tac au tac et prend la défense de Marie, d’un mot coupant, un ordre :
« Laissez-la » (Jn 12, 7)

Lui, saisit du premier coup ce qui pousse Marie.

« Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait :
elle a oint mon corps d’avance pour la sépulture. » (Mc 14, 8)

Le Mystère de la mort du Seigneur a toujours échappé à ses disciples,
mais il n’a pas échappé à Marie.
Voilà ce que Jésus souligne à son égard,
et voilà pourquoi Il ajoute, à la gloire de cette femme :

« En vérité, Je vous le dis :
partout où sera prêché l’Évangile, dans le monde entier,
on parlera aussi de ce que celle-ci a fait. » (Mc 14, 9)