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JESUS ET L'AMITIE
Référence de l'évangile :Jn 6, 16-21.
et de la méditation : B 92 S 107
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samedi 5 avrill 2008
Jésus marche sur la mer
et apaise la tempête
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L'amitié que Jésus porte aux siens est particulièrement sensible
dans le récit de la tempête apaisée
dans la nuit qui suivit la multiplication des pains.
Tout était noir.

Jésus, devinant l'action des siens, décidés à le faire roi
en manœuvrant la foule, encore sous le coup du prodige,
bouscule les évènements et prend de court ses apôtres.

Il les force à s'embarquer, nous disent Marc et Matthieu ;
et Jean, dans un raccourci, nous les montre déjà en mer,
dans l'obscurité. Inquiets de l'absence de Jésus
et aux prises avec une mer déchaînée.

"Et déjà l'obscurité s'était faite,
et Jésus n'était pas encore venu auprès d'eux,
et la mer se soulevait au souffle d'un grand vent"
(Jn 6, 17-18).

Rien de mieux, que cette coïncidence soulignée,
des ténèbres qui les gagnent,et de l'absence de Jésus
ne peut nous faire mieux saisir la place qu'occupait Jésus
dans le cœur et la vie de ces hommes.

Lui absent, tout était ténèbres et tempête.
Lui présent, tout était lumière.
On sent dans ces deux versets
l'attente de Jésus dans le soir de la part des siens !
Marc et Matthieu,de leur côté, ont noté les réactions de Jésus :

Il vient donc de contraindre ses apôtres
à voir s'effondrer le rêve du royaume terrestre et à s'embarquer.
Il est seul,
seul à comprendre la vanité du pouvoir et le sens du Royaume,
seul à prier le Père pour eux et pour cette foule qu'Il vient de congédier.

Mais ses yeux ne quittent pas ses amis.
De la montage Il les suit.
Il les voit s'arc-bouter sur les rames, chassés vers la côte par la tempête
et, n'y tenant plus, Il les rejoint sur le lac, car Il les aime
et veut les tirer de cette mauvaise passe.

"A la quatrième veille de la nuit, vers 22 heures,
Jésus vint vers eux en marchant sur la mer !
Et en le voyant marcher sur la mer ils furent troublés, disant :
c'est un fantôme. Et de peur, ils poussèrent des cris" (Mt 14, 26-27).

Apeurés, à en pousser des cris devant cette marche nocturne sur le lac,
ils se calment aussitôt à la seule affirmation de son identité.
Il leur parle en disant :
"Courage, c'est Moi, ne craignez rien ! (Mt 14, 27).

Sa voix, le simple timbre de sa voix suffit pour effacer la terrifiante vision,
ramener le calme et la confiance.
Cette voix provoque aussi chez Pierre une audace folle qui le lance sur la mer :

"Seigneur, si c'est Toi,
ordonne-moi d'aller vers Toi sur les eaux.
Il dit : viens !" (Mt 14, 28).

A son apôtre apeuré qui s'enfonce dans les flots,
Jésus, dans un geste amical, ne tend que sa main
et ne lui fait qu'un reproche :

"Homme de peu de foi ! Pourquoi as-tu douté ?" "Ne craignez pas !"

Il est le Dieu de l'amour, non celui de la crainte.

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