Le sacrifice a toujours
été l’acte essentiel de toutes les religions.
Il visait à rendre sacrées, privilégiées,
les relations entre l’homme et Dieu.
Le sacrifice de Jésus n’y échappe pas,
mais il rejoint Dieu,
non dans l’offrande d’une victime extérieure
à nous-mêmes,
mais dans une acceptation parfaite de la volonté de Dieu
à notre égard,
jusque dans notre mort.
« C’est Moi qui suis le Pain Vivant descendu du Ciel.
Si quelqu’un mange de ce Pain, il vivra à jamais.
Et le pain que Je donnerai, c’est ma chair livrée pour
la vie du monde »
(Jn 6, 51)
Ce Pain Vivant qui apporte une vie nouvelle à l’homme,
c’est « la chair
livrée » pour la vie du monde.
L’allusion à sa mort est nette.
C’est cette chair livrée à la volonté
du Père dans la mort
qui achemine l’homme au-delà de la vie terrestre, vers la vie éternelle.
Il y a déjà, posée là, toute l’acceptation
par Jésus de la condition humaine,
condition de créature finie et mortelle,
s’abandonnant à la volonté du Père.
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