Jésus, dans la communion à sa chair livrée, à son
sang versé,
nous invite à venir puiser près de Lui la force d’accepter,
comme Lui,
notre propre condition d’homme mortel.
Il nous demande d’avoir confiance en son Père,
qui l’amène et le conduit.
Mais ses paroles sont «
Esprit »,
et,
sans la foi, elles nous rebuteraient,
comme elles rebutèrent les juifs ses contemporains.
« En vérité, en vérité Je vous
le dis,
si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et si vous ne
buvez son sang,
vous ne possèderez pas la vie en vous-mêmes.
Celui qui dévore ma chair et boit mon sang possède
la vie éternelle,
et Je le ressusciterai au dernier jour ;
car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment
un breuvage ».
(Jn 6, 53-55)
Jésus,
dans le Banquet Eucharistique, nous invite à dévorer
cette chair livrée,
à boire ce sang versé,
symbole de son abandon au Père dans la mort.
Il nous invite donc à Le rejoindre totalement,
dans cette acceptation de ce que nous sommes :
des hommes mortels, qui croient, comme Lui, à l’amour
du Père.
La Communion reste donc
la plus géniale invention de l’amitié
et du cœur d’un Dieu à notre égard.
Dans la confiance, uni au Fils de l’homme,
à travers les épreuves comme à travers les
joies,
nous voilà en marche vers la Résurrection,
fortifiés par ce Pain super-nourrissant
dont nous parle le Père
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