| |
Le sacrifice a toujours
été l’acte essentiel de toutes les religions.
Il visait à rendre sacrées, privilégiées,
les relations entre l’homme et Dieu.
Le sacrifice de Jésus n’y échappe pas,
mais il rejoint Dieu,
non dans l’offrande d’une victime extérieure
à nous-mêmes,
mais dans une acceptation parfaite de la volonté de Dieu
à notre égard,
jusque dans notre mort.
« C’est Moi qui suis le Pain Vivant descendu du Ciel.
Si quelqu’un mange de ce Pain, il vivra à jamais.
Et le pain que Je donnerai, c’est ma chair livrée pour
la vie du monde»
Ce Pain Vivant qui apporte une vie nouvelle à l’homme,
c’est « la chair
livrée » pour la vie du monde.
L’allusion à sa mort est nette.
C’est cette chair livrée à la volonté
du Père dans la mort
qui achemine l’homme au-delà de la vie terrestre,
vers la vie éternelle.
Il y a déjà, posée là, toute l’acceptation
par Jésus de la condition humaine,
condition de créature
finie et mortelle,
s’abandonnant à la volonté du Père.
Jésus,
dans la communion à sa chair livrée, à son
sang versé,
nous invite à venir puiser près de Lui la force d’accepter,
comme Lui,
notre propre condition d’homme mortel.
Il nous demande d’avoir confiance en son Père,
qui l’amène et le conduit.
Mais ses paroles sont «
Esprit »,
et,
sans la foi, elles nous rebuteraient,
comme elles rebutèrent les juifs ses contemporains.
« En vérité, en vérité Je vous
le dis,
si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et si vous ne
buvez son sang,
vous ne possèderez pas la vie en vous-mêmes.
Celui qui dévore ma chair et boit mon sang possède
la vie éternelle,
et Je le ressusciterai au dernier jour ;
car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment
un breuvage ».
Jésus,
dans le Banquet Eucharistique, nous invite à dévorer
cette chair livrée,
à boire ce sang versé,
symbole de son abandon au Père dans la mort.
Il nous invite donc à Le rejoindre totalement,
dans cette acceptation de ce que nous sommes :
des hommes mortels, qui croient, comme Lui, à l’amour
du Père.
La Communion reste donc
la plus géniale invention de l’amitié
et du cœur d’un Dieu à notre égard.
Dans la confiance, uni au Fils de l’homme,
à travers les épreuves comme à travers les
joies,
nous voilà en marche vers la Résurrection,
fortifiés par ce Pain super-nourrissant
dont nous parle le Pè
|
|