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DISCOURS SUR LE PAIN DE VIE.
Référence de l'évangile : Jn 6, 44-51-
et de la méditation :
B99 S 109

jeudi 30 avril 2009
L’acceptation
de notre condition humaine


 

Le sacrifice a toujours été l’acte essentiel de toutes les religions.
Il visait à rendre sacrées, privilégiées, les relations entre l’homme et Dieu.
Le sacrifice de Jésus n’y échappe pas,
mais il rejoint Dieu,
non dans l’offrande d’une victime extérieure à nous-mêmes,
mais dans une acceptation parfaite de la volonté de Dieu à notre égard,
jusque dans notre mort.

« C’est Moi qui suis le Pain Vivant descendu du Ciel.
Si quelqu’un mange de ce Pain, il vivra à jamais.
Et le pain que Je donnerai, c’est ma chair livrée pour la vie du monde»

Ce Pain Vivant qui apporte une vie nouvelle à l’homme,
c’est « la chair livrée » pour la vie du monde.
L’allusion à sa mort est nette.
C’est cette chair livrée à la volonté du Père dans la mort
qui achemine l’homme au-delà de la vie terrestre,
vers la vie éternelle.

Il y a déjà, posée là, toute l’acceptation par Jésus de la condition humaine,
condition de créature
finie et mortelle,
s’abandonnant à la volonté du Père.

Jésus,
dans la communion à sa chair livrée, à son sang versé,
nous invite à venir puiser près de Lui la force d’accepter,
comme Lui,
notre propre condition d’homme mortel.
Il nous demande d’avoir confiance en son Père,
qui l’amène et le conduit.

Mais ses paroles sont « Esprit »,
et,
sans la foi, elles nous rebuteraient,
comme elles rebutèrent les juifs ses contemporains.

« En vérité, en vérité Je vous le dis,
si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez son sang,
vous ne possèderez pas la vie en vous-mêmes.
Celui qui dévore ma chair et boit mon sang possède la vie éternelle,
et Je le ressusciterai au dernier jour ;
car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage ».

Jésus,
dans le Banquet Eucharistique, nous invite à dévorer cette chair livrée,
à boire ce sang versé,
symbole de son abandon au Père dans la mort.
Il nous invite donc à Le rejoindre totalement,
dans cette acceptation de ce que nous sommes :
des hommes mortels, qui croient, comme Lui, à l’amour du Père.

La Communion reste donc la plus géniale invention de l’amitié
et du cœur d’un Dieu à notre égard.

Dans la confiance, uni au Fils de l’homme,
à travers les épreuves comme à travers les joies,
nous voilà en marche vers la Résurrection,
fortifiés par ce Pain super-nourrissant
dont nous parle le Pè

Père Gabriel