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"Mais les scribes et
les pharisiens lui dirent :
Les disciples de Jean jeûnent fréquemment et font des
prières,
et de même ceux des pharisiens,
tandis que les tiens mangent
et boivent !"
L'humour de Jésus
leur répond que sa présence n'a rien de triste et que lui présent,
ses amis ne peuvent vraiment pas jeûner.
"Et Jésus leur
dit :
Pouvez-vous faire jeûner les garçons de noce pendant
que l'époux est avec eux ?
Des jours viendront... et après que l'époux leur aura
été enlevé, a
lors ils jeûneront dans ces jours-là"
S'il ose se donner le titre
mystérieux "d'époux", c'est qu'Il a "épousé" la nature humaine
pour devenir ainsi l'ami par excellence de
tout homme.
En Lui, l'homme s'unit à la divinité comme l'épouse à
son époux.
Jésus ne critique
pas le jeûne des disciples de Jean et des pharisiens
mais il montre vis-à-vis de ces observances,bien souvent ambigües dans leur motivation,
une grande liberté d'esprit.
Pour les siens,
Il préfèrent l'atmosphère d'amitié qui
lui rappelle la joie d'une noce,
à des pénitences spectaculaires.
L'intimité avec le Christ,
la liberté des relations entre Lui et les siens lui semblent
bien plus valables
que la tristesse stérile et orgueilleuse de la pénitence.
Ce passage s'adresse en
premier aux apôtres.
La présence de Jésus, la vie, le dynamisme de son équipe,
toujours par monts et par vaux, leur enlèvent toute pensée de jeûne et de pénitence.
Mais Jésus les avertit,
Lui parti,ils auront leurs jours de jeûne.
Car dans la vie spirituelle, dans notre vie d'union avec Dieu,
il y a aussi des jours sombres où le Seigneur s'éclipse,
et où il nous faut jeûner...
L'époux ne reste pas toujours près de nous,
mais la qualité de l'amour se mesure à la fidélité
de l'épouse
durant l'absence de l'époux.
C'est là,aux heures de séparation que le Seigneur nous attend.
Aussi
notre vie spirituelle comprend-elle toujours cette alternance
de présence et d'absence.
Il n'y a pas à s'étonner
non plus du fol enthousiasme
et de la joie provocante des nouveaux
convertis ;
pour un temps, ils sont les garçons d'honneur de l'éternelle noce du
Fils de l'homme.
L'image du vin nouveau
est tout autant suggestive du dynamisme de sa doctrine
et de la joie puissante qu'elle nous apporte.
"Et personne ne met
du vin nouveau dans de vieilles outres ;
car autrement, le vin nouveau romprait les outres et se répandrait,
tandis que les outres seraient perdues.
Mais il faut mettre vin nouveau en outres neuves"
Il y avait aussi beaucoup
d'humour à comparer les pharisiens et leurs scribes
à
de vieilles outres, incapables de recevoir le vin nouveau de la Bonne Nouvelle.
Habitués qu'ils sont au vin vieux, ils ne peuvent goûter
le nouveau.
"Et personne, pendant
qu'il boit du vin vieux, ne veut du nouveau,
car il dit : le vieux
est bon !"
Jésus n'imite pas,
ne calque pas, n'emprunte pas.
Sa doctrine si originale se développera avec tant de vitalité
qu'elle ne tolérera pas de mélanges.
Elle va bouillonner comme le vin nouveau dans des outres neuves.
Mais le faux mosaïsme des pharisiens ne peut recevoir cette jeune
sève.
Ces pauvres gens sont rétrécis, figés dans leurs
traditions,
alors que la doctrine du Christ est toute de vie, de joie et d'épanouissment.
Ses apôtres, ses garçons d'honneur sont les boute-en-train
des noces du Royaume.
"Personne ne met du
vin nouveau dans les vieilles outres ;
autrement, le vin rompra les outres, et le vin sera perdu, aussi bien
que les outres ;
mais, vin nouveau en outres neuves!"
Dans l'image de la pièce
neuve, rapportée sur un vieux vêtement,
en lisant ce même verset dans les trois évangiles synoptiques,
j'ai l'impression que deux des témoins ont rapporté,
en gros,
l'exemple du Seigneur,
mais que Luc, lui, rapporte la comparaison du Seigneur
dans toute sa fraîcheur.
La femme qui écoutait et qui lui a transmis la scène
n'a pas tronqué l'histoire.
Elle avait nom Marie.
"On ne déchire
pas un habit neuf pour réparer un vieux"
Les deux autres témoins ne parlent que "de pièces
neuves sur un vieil habit"
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