"Et Jésus, s'éloignant
de là, deux aveugles le suivirent en criant et disant :
Aie pitié de nous, Fils de David !"
Deux aveugles, deux mendiants
le harcelèrent de leurs cris.
Il ne leur répond pas sur la route,
mais les fait entrer dans la maison où Il s'arrête.
"Et quand Il fut entré
dans la maison, les aveugles s'approchèrent de Lui"
Il leur parle, les interroge,
crée un climat de confiance et d'intérêt pour
ces gens
à qui on jette quelques pièces de monnaie,
mais pour qui on ne prend pas le temps de s'arrêter.
"Et Jésus leur
dit :
Croyez-vous que Je puisse faire cela ?
Ils lui dirent : Oui Seigneur !" ).
Non seulement Il leur parle,
mais Il les touche.
Il vient en ami et non en homme extraordinaire, évitant, par
une guérison instantanée,
de fausser les relations entre Lui et le malade.
A travers Jésus,
Dieu se fait tout proche de notre malheur :
Il y touche.
"Alors Il leur toucha
les yeux, en disant :
Qu'il vous soit fait selon votre foi. Et leurs yeux s'ouvrirent"
Jésus les respecte
tant qu'Il les fait concourir à leur propre guérison
en appelant à leur propre espérance.
Les gestes de Dieu !
Dieu nous atteint en Jésus.
Et Il continue.
C'est cette présence amicale de Dieu qu'Il a voulu perpétuer
dans le sacrement du pain et du vin,
mais aussi par notre propre approche fraternelle.
Que de personnes,
que de gens nous guéririons dans leur âme si nous les
touchions,
si nous étions plus abordable.
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