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"Or
une femme atteinte d'un flux de sang depuis douze ans -
et qui avait eu beaucoup à souffrir du fait de nombreux médecins,
et qui avait dépensé tout son avoir sans aucun profit et qui allait
plutôt de mal en pis -
ayant entendu parler de Jésus,
elle vint dans la foule par derrière et toucha
son vêtement.
Car elle se disait :
si je touche du moins
quelque partie de ses vêtements, je serai guérie.
Et aussitôt sa source de sang fut tarie. Et elle sentit dans son corps
qu'elle était guérie de son infirmité".
Et aussitôt Jésus, ayant
conscience en lui-même qu'une vertu sortait de lui,
se retournant dans la foule, disait :
qui a touché mes vêtements ?
Et ses disciples lui disaient : tu vois la foule qui te presse, et tu
dis : qui m'a touché. ?
Et
il regardait autour,
pour voir celle qui avait fait cela.
Or la femme, effrayée et tremblante,
sachant ce qui lui était arrivé, vint, tomba à ses pieds et lui dit
toute la vérité"
(Mc V, 25-33).
Dans les moments de
désespoir et d'inquiétudes extrêmes,
pensons à Jésus et à cette femme de Capharnaüm qui mettent leur confiance
en lui,
le prophète Jésus, si proche de la misère humaine !
Cette pauvre femme, qui depuis douze ans souffrait d'une perte de sang,
est persuadée qu'il lui suffit de toucher le bord du vêtement de Jésus
pour être guérie,
tant sa foi est grande !
La démarche de cette femme qui veut surprendre le prophète,
lui voler sa guérison,
est tout à fait significative de l'idée que l'on se faisait de Jésus.
Ce geste déraisonnable lui plaira tant, qu'il la guérira sur l'heure.
Et comme il lui parle gentiment !...
Elle, toute rouge d'être prise en flagrant délit de vol, si honteuse,
il faut bien lui redonner courage !
"Aie confiance,
ma fille, ta foi t'a sauvée" (Mt IX, 22).
" Va en paix".
Oui, quel est donc cet
homme devant qui Jésus se jette à genoux ?
"Et tombant aux pieds de Jésus, il le suppliat d'entrer
dans sa maison (Lc VIII,41)
Dans les pires angoisses, comme celles vécues par ce père,
c'est vers Lui que l'on va, c'est Lui que l'on invite à entrer dans
la maison ... et à agir.
"Il avait une fille
unique âgée d'environ douze ans, et qui se mourait" (Lc VIII, 42).
Au dernier stade d'une
maladie on vient lui demander d'intervenir :
"Ma
fille est à toute, extrémité
; viens lui imposer les moins afin qu'elle vive !" (Mc V, 23)
C'est un homme tellement extraordinaire,
qu'on lui demande des choses extravagantes.
Mais la confiance atteidra son sommet,
quand il parlera avec tant de tact et d'audace au père de la
petite,
qui vient d'appredre que sa petite fille est morte.
"Jésus entendit et s'adressa à lui : ne crains pas ;
fais seulement un acte de foi, et elle sera sauvée" (Lc VIII, 50).
Et la finale de Marc dans sa sobriété et sa tendresse
nous révèle la force de cette confiance
qui transporte les montagnes et ressuscite les morts :.
"Et prenant la main de l'enfant, il lui dit : Talitha, koum ! ce
qui signifie :
Petite, je te le dis, lève-toi !
Et aussitôt la petite fille se leva.
Et elle marchait, car elle avait douze ans" (Mc l/, 41-42).
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