"LA MAISON DE MON PERE ?"
DIEU DEJA CESSE D'ETRE LOINTAIN
Il
enseignait, et il déclarait aux gens :
« L'Écriture ne dit-elle pas :
Ma maison s'appellera maison de prière pour toutes les
nations ?
Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »(Mc
XI, I7).
Pour
Jésus, Dieu n'est pas un être loin,
mais le Père qui l'a envoyé et dont les Juifs doivent
respecter le Temple.
C'est là, dans le silence,
que l'on devrait le rencontrer et
non dans le tohu-bohu des marchands.
L'HOMME QUI CONNAIT L'HEURE DE
SA MORT
Les
Juifs l'interpellèrent :
« Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que
tu fais là ? »
Jésus leur répondit :
« Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai.
»
Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six
ans pour bâtir ce Temple,
et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais le Temple
dont il parlait, c'était son corps.(Jn 2,18-21)
L'homme
qui connaît l'heure de sa mort, son heure.
il
a déjà, au début de son ministère, une claire vision de
tout ce plan d'amour de son Père et il y souscrit.
L'ENVOYÉ DU PERE
« Ma nourriture,
c'est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir
son oeuvre. (JnIV, 34).
Au
centre de sa vie : la volonté du Père qui
l'a envoyé.
"PERSONNE N'EST MONTE AU CIEL,
SI CE N'EST CELUI QUI EST DESCENDU DU CIEL,
LE FILS DE L'HOMME QUI EST DANS LE CIEL"
Jésus
parle de la vie éternelle à Nicodème,
du
baptême de l'Eau et de l'Esprit et
de cette reconnaissance d'en‑haut,
lui confiant :
"Amen,
amen, je te le dis :
nous parlons de ce que nous savons,
nous témoignons de ce que nous avons vu,
et vous n'acceptez pas notre témoignage.
Si
vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de
la terre
comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses
du ciel ?
Car nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu
du ciel,
le Fils de l'homme. (
Jn 3, 1 I ‑13 ) "
LE DIABLE CHERCHE A PERCER L'IDENTITÉ
DE JÉSUS
"Alors Jésus fut conduit
au désert par l'Esprit-Saint pour être
tenté par le diable .(Mt 1 V, )
Jésus
accepte la condition humaine : être tenté par le diable est du commun des hommes.
Jésus témoigne d'une maîtrise de soi admirable dans ses réponses au démon.
il ne répond jamais à sa vraie question : "Si
tu es le Fils de Dieu ?
pour sembler n'attacher d'importance qu'à ce qui masque la curiosité du Malin.
Le
démon est inquiet et se demande quelle est la véritable
identité de Jésus.
il sent en Lui une telle supériorité ...
Jésus apparaît si peu semblable aux autres hommes que
le démon craint pour son propre pouvoir.
il
n'essaye de corrompre Jésus et de lui offrir tous les
royaumes du monde,
que pour le compromettre et lui barrer la route.
D'ailleurs, si la corruption reste inefficace,
Satan aura une preuve de plus qu'il se trouve en face
d'un adversaire redoutable.
"Ayant
alors épuisé toute tentation,
le diabte s'étoigne de Lui, jusqu'au moment fixé
par la divine Providence". (Le IV, 3).
Le
démon reste impuissant devant le Christ.
Les tentations s'épuisent devant Lui.
Le diable se vengera, son temps viendra au moment de la
persécution
et de la mort du Seigneur.
"DERRIERE
MOI VIENT UN HOMME QUI A PASSE DEVANT MOI,
CAR IL EXISTAIT AVANT MOI"
Jean-
Baptiste se faisait évidemment
une haute idée du Christ.
Le
lendemain, comme Jean Baptiste voyait Jésus venir vers
lui, il dit :
« Voici l'Agneau
de Dieu, qui enlève le péché du monde ;
c'est de lui que j'ai dit :
Derrière moi vient un homme qui a sa place devant moi,
car avant moi il était.(Jean1
29-30)
Ces
mots en disent long sur sa manière de juger le ChristJésus.
Pour lui, il était Dieu, éternel, le dépassant lui,
le prophète, de toute son éternité.
Le dépassant tellement que cette exclamation nullement
outrée dans sa bouche, jaillit :
"Celui dont
je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandates"
Celui
qui s'anéantit ainsi devant le Christ Jésus,
c'est le censeur d'Israël,
celui qui fustige Pharisiens, Publicains et Docteurs
de la Loi
et avec quelle violence !
il
faut que le Christ lui apparaisse bien plus qu'une figure
idéale,
pour qu'il lui décerne de tels éloges.
"CELUI SUR QUI TU VERRAS
L'ESPRIT DESCENDRE ET DEMEURER,
C'EST LUI QUI BAPTISE DANS L'ESPRIT‑SAINT
Jean
leur répondit :
« Moi, je baptise dans l'eau.
Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez
pas :
c'est lui qui vient derrière moi,
et je ne suis même pas digne de défaire la courroie
de sa sandale. » (Jn1, 26-27)
'L'homme
sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer,
c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint.'(Jn
1, 33)
Moi, Jean, je baptise dans l'eau, d'un baptême rituel n'appartenant à la Loi, à ses prescriptions de purification
:
purification extérieure, qui nous place dans des dispositions
de purififaction intérieure.
Mais quelle différence entre moi et celui quiest déjà au milieu de nous.
Et
celui‑là, qui est là au milieu de nous,
qui me dépasse de toute son éternité,
ce n'est pas une purification extérieure, rituelle,
qu'il nous apporte,
mais une purification radicale, un souffle même de l'Esprit
de Dieu.
"VOICI L'AGNEAU DE DIEU,
CELUI QUI OTE LE PECHE DU MONDE
Le
lendemain, comme Jean Baptiste voyait Jésus venir vers
lui,
il dit :
« Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde"
;(Jn 1-29)
La
grandeur et la beauté du Seigneur ne sont pas banales.
Au premier coup d'oeil, cet homme en impose,
et Jean‑Baptiste, tourmenté par le destin tragique
qui se lit sur ce beau visage,
s'écria :
'
"Voici
l'Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du
monde. !"
L'agneau, pour un Juif, c'était le sacrifice
pour le péché,
c'était la victime de l'holocauste
complètement détruite en expiation.
Voici donc l'idée que Jean‑Baptiste se
faisait à première vue du
Christ‑Jésus :
la victime de l'humanité !