" Et voilà qu'on lui apportait un paralysé, couché sur une civière.
Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé :
« Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés. »
(Mt IX, 2).
Dans
l'histoire du paralytique de Capharnaüm,
il y a une double évocation du regard de Jésus.
II lit dans les coeurs.
Ici
dans ceux qui arrivent avec le fardeau du paralytique,
il sent tellement la confiance dans leur geste,
lui qui voit si bien leur simplicité,
leur foi dans toutes leurs démarches
que son coeur va laisser jaillir cette formidable parole de tendresse
et d'amour divin
envers ce pauvre homme gisant sur son grabat.
Et
son regard croise aussi celui des Scribes qui disent en eux- mêmes
:
"Celui-ci blasphème
(IX,
23) .
Or,
quelques scribes se disaient : « Cet homme blasphème. »
Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit :
« Pourquoi avez-vous en vous-mêmes des pensées mauvaises ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ?
de dire : 'Tes péchés sont pardonnés',
ou bien de dire : 'Lève-toi et marche' ?
Eh bien !
pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir,
sur la terre, de pardonner les péchés...»
alors, il dit au paralysé :
« Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi. »
L'homme
se leva et rentra chez lui.
Il
est aussi aisé pour lui de pardonner les péchés que de guérir les
corps.
Mais, pour lui, la guérison des coeurs passe en premier lieu,
car le Royaume de Dieu,
c'est de devenir les Fils du Très-Haut en acceptant tout de sa volonté
"Que.ton
règne vienne, que ta volonté soit faite !"
il
nous considère donc, dès que nous n'avons plus de péchés,
comme des amis, comme les fils de la famille divine.
Le
mot n'a pas uniquement dans sa bouche un sens de tendresse
mais,
traduit la formidable réalité qu'il est venu apporter aux hommes
"Je
suis venu pour qu'ils aient la vie et quls l'aient en abondance".
Et
cette vie, c'est la vie même de Dieu : oui !
"Aie
confiance, mon fils, tes péchés te sont remis"