A
la
piscine de Bézatha,
Jésus a pitié de cet homme immobilisé depuis trente-huit ans
et
le guérit.
Bien que ce jour fut un sabbat,
Jésus prend le risque de faire passer l'homme souffrant
avant la pratique religieuse.
Et il sait voir la détresse alors que nous,
bien souvent nous sommes comme des aveugles
devant ce genre de situations :
"Il
y en avait un qui était malade depuis trente-huit ans.
Jésus,
le voyant couché là,
et apprenant qu'il était dans cet état depuis longtemps,
lui dit :
« Est-ce que tu veux retrouver la santé ? »
Le malade lui répondit :
« Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine
au moment où l'eau bouillonne ;
et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi. »
Jésus lui dit :
« Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
Et aussitôt
l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard :
il marchait !
(Jn V, 5‑9 ) .
Cela
ne va pas traîner:
Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard :
il marchait !
Or,
ce jour-là était un jour de sabbat
(Jn V,: 9‑11)
Peu
importe l'homme, car la règle et tradition passent en premier.
Avec ces principes opposés Jésus court vers la mort.
I1 est dangereux, très dangereux d'aider les pauvres et. les paralytiques,le
jourdu sabbat'...
Et
les Juifs se mirent à poursuivre Jésus parce
qu'il avait fait cela le jour du sabbat.
Jésus leur déclara
:
« Mon Père, jusqu'à maintenant, est toujours à
l'oeuvre,
et moi aussi je suis à l'oeuvre. »
C'est pourquoi, de plus en plus,
les Juifs cherchaient à le faire mourir,
car non seulement il violait le repos du sabbat,
mais encore
il disait que Dieu était son propre Père,
et il se faisait ainsi l'égal de Dieu.
(Jn V, 16‑18).
Aimer
les pauvres, les abandonnés,
avec cette véhémence,
pose peut-être des questions à notre tranquilté,
face au malheur de nos frères
?
Jésus
sait voir :
il voit la fatigue de la foule qui le suit depuis trois jours ;
il comprend la détresse du père du petit épileptique ;
en passant, il voit l'aveugle-né emmuré dans ses ténèbres ;
il voit les dix lépreux, les exclus du village ;
il voit l'angoisse de sa mère au pied de la croix.