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mardi saint - Carême 2010
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Isaïe
Chapitre 49, 1-6
Écoutez-moi, îles
lointaines !
Peuples éloignés, soyez attentifs !
J'étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m'a appelé
;
j'étais encore dans les entrailles de ma mère quand il
a prononcé mon nom.
Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m'a protégé
par l'ombre de sa main ;
il a fait de moi sa flèche préférée, il
m'a serré dans son carquois.
Il m'a dit :
« Tu es mon serviteur, Israël,
en toi je me glorifierai. »
Et moi, je disais :
« Je me suis fatigué pour rien,
c'est pour le néant, c'est en pure perte
que j'ai usé mes forces. »
Et pourtant,
mon droit subsistait aux yeux du Seigneur, ma récompense auprès
de mon Dieu.
Maintenant le Seigneur
parle :
lui qui m'a formé dès le sein de ma mère pour que
je sois son serviteur,
que je lui ramène Jacob et que je lui rassemble Israël.
Oui,
j'ai du prix aux yeux du Seigneur,
c'est mon Dieu qui est ma force.
Il parle ainsi :
«C'est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus
de Jacob
et ramener les rescapés d'Israël :
je vais faire de toi la lumière des nations,
pour que mon salut
parvienne jusqu'aux extrémités de la terre.»
Psaume
70 (71)
En toi, Seigneur, j'ai mon refuge :
garde-moi d'être humilié pour toujours.
Dans ta justice, défends-moi, libère-moi,
tends l'oreille vers moi, et sauve-moi.
Sois le rocher qui m'accueille,
toujours accessible ;
tu as résolu de me sauver :
ma forteresse et mon roc, c'est toi !
Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance,
mon appui dès ma jeunesse.
tu m'as choisi dès le ventre de ma mère ;
tu seras ma louange pour toujours !
Ma bouche annonce tout le jour
tes actes de justice et de salut ;
Mon Dieu, tu m'as instruit dès ma jeunesse,
jusqu'à présent, j'ai proclamé tes merveilles.
Evangile
selon saint Jean
Chapitre 13, 21-38
Après avoir ainsi
parlé,
Jésus fut bouleversé au plus profond de lui-même,
et il attesta :
« Amen, amen, je vous le dis : l'un de vous me livrera. »
Les disciples se regardaient les uns les autres, sans parvenir à
comprendre
de qui Jésus parlait.
Comme il y avait à
table, tout contre Jésus,
l'un de ses disciples,
celui que Jésus aimait,
Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui
il veut parler.
Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit
:
« Seigneur, qui est-ce ? »
Jésus lui répond :
« C'est celui à qui j'offrirai la bouchée que je
vais tremper dans le plat. »
Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon
l'Iscariote.
Et,
quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui.

Jésus lui dit alors
:
« Ce que tu fais, fais-le vite. »
Mais aucun des convives ne comprit le sens de cette parole.
Comme Judas tenait la bourse commune,
certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d'acheter
ce qu'il fallait pour la fête,
ou
de donner quelque chose aux pauvres.
Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt ; il
faisait nuit.
Quand il fut sorti, Jésus
déclara :
« Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est
glorifié en lui.
Si Dieu est glorifié en lui,
Dieu en retour lui donnera sa propre gloire ;
et il la lui donnera bientôt.
Mes petits enfants,
je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez.
J'ai dit aux Juifs :
Là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller.
Je vous le dis maintenant à vous aussi.
Je vous donne un commandement nouveau :
c'est de vous aimer les uns les autres.
Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres
Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples,
c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres. »
Simon-Pierre lui dit
:
« Seigneur, où vas-tu ? »
Jésus lui répondit :
« Là où je m'en vais, tu ne peux pas me suivre pour
l'instant ;
tu me suivras plus tard. »
Pierre lui dit :
« Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ?
Je donnerai ma vie pour toi ! »
Jésus réplique :
« Tu donneras ta vie pour moi ?
Amen, amen, je te le dis :
le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois.
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